La Fct vient d'accueillir Ntwali Thierry, un instructeur de la discipline. Il s'occupe du développement du tennis en Afrique de l'Est et du Centre. « Mon séjour aux Comores rentre dans le cadre des visites pour le développement que je dois effectuer régulièrement », précise Ntwali Thierry, responsable de la promotion du tennis aux zones sus-citées.
Aux Comores, il appartient au comité fédéral de déterminer les priorités sur le plan du tennis. Pour l'heure, les actions prioritaires sont la réhabilitation du cours de Tennis Club de Moroni (cours = terrain) et du programme de développement, dont l'initiation du tennis des juniors (jeunes de moins de 18 ans), qui est en place aux Comores depuis environ 3 ans. Ce programme est basé sur les milieux scolaires et au niveau des clubs. « Nous sommes entrain de préparer l'implantation d'un centre national du tennis d'ici le début de l'année prochaine », rapporte le consultant de la Fédération Internationale de Tennis, Ntwali.
Cette préoccupation dépend de l’achèvement du chantier infrastructurel (restauration du terrain). Il nécessite un budget assez considérable. Or, le tennis, comme la pétanque, n'est pas un sport qui préoccupe l’État. Comment ramener les autorités nationales à faire du tennis un sport relativement prioritaire pour la nation ? « Le tennis est l'un des sports qui offre l'accès de la pratique à des plus jeunes (5 à 7 ans). A cet âge, ces jeunes athlètes se disputent le championnat national, et préparent déjà les confrontations africaines », rappelle Thierry. Les duels africains se caractérisent, d'abord par les compétitions est-africaines par équipe, ouvertes aux athlètes, âgés de 12 ans, ensuite par le championnat de l'Afrique de l'Est pour les moins de 14 ans et les moins de 16 ans. Ces compétitions sont qualificatives pour le championnat continental. « Les Comores ont participé aux deux dernières éditions. Ils ont laissé une bonne impression. Maintenant, les athlètes ont besoin de plus d’entraînement, et de plus de jeu », préconise Ntwali.
Pour rappel, dans l'Archipel aux îles de la Lune les joueuses et joueurs de tennis s’entraînent environ 4 heures par semaine. C'est insuffisant. Lors des confrontations de l'Afrique de l'Est, les Comores ont marqué une présence relativement impressionnante. Mais devant des adversaires qui s’entraînent 4h 00 par jour, il est difficile de susciter la frayeur.
Pour la restauration du cours, le président de la Fct, Zayya Mahamoud Soidik, évoque le souci financier. Un éventuel sursis sur l'évolution du chantier infrastructurel pourrait constituer un obstacle à l'implantation du centre national de tennis. « Notre principale obsession, c'est le financement. L’achèvement des cours de tennis, qui sont en voie de réhabilitation, nécessite un précieux appui financier. Le passage au pays de Ntwali Thierry est très fructueux. Les nouvelles méthodes d’entraînement enseignées contribueront à une évolution significative de cette discipline. Je suis serein et confiant pour l'avenir salutaire du tennis comorien », conclut Zayya.
Enfin sachons que le tennis est un sport d'endurance. Il est accessible tant aux tout-petits qu’aux aînés. Il allie souplesse, mental et physique et réduit le stress du quotidien. Associé à une activité à dépense énergétique élevée, le tennis brûle des calories, amoindrit le risque d'un ennui cardiaque, et développe la musculature. Il est aussi source de fraternisation.
Bm Gondet
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