Hier, la place de l'Indépendance a été prise d'assaut par environ 8000 personnes, dont 500 compétitrices, à l'occasion de l'édition inaugurale de la course de la femme, baptisée la « Comorienne ». Diverses hautes personnalités de la place ont été distinguées. Présentes pour l'ambiance, Vanylle Emasse, Miss Mayotte, et pour sa célébrité, la Tanzanienne, Amina Mohamed, ont entre autres, fait la vedette du jour. L'Africaine a pulvérisé les adversaires.
Parmi les participantes de cette 1ère édition de la Comorienne, course de la femme, tenue le jeudi 8 mars 2018, on a distingué de hautes personnalités politiques, diplomatiques, médicales, policières, des fonctionnaires internationales et enfin des compétitrices de la société civile. La date retenue correspond à la commémoration de la journée mondiale des droits des femmes. Au positionnement sur la ligne de départ, les organisateurs ont pris le soin de structurer ces 500 compétitrices.
La plus âgées souffle sa 79e bougie et la plus jeune, la 16e. « Elles sont nombreuses. Par souci d'équité, on préfère aligner en 1ère position les dames, et derrière les jeunes », explique un des encadreurs techniques de la Fca, mobilisés. Le peloton part en vrac. Au niveau de Badjanani, celle qui va resplendir au sommet du podium, la Tanzanienne Amina, se détache jusqu'à la ligne d'arrivée. La 2e a été ovationnée 7 minutes après. Elle pense : « Je suis bien accueillie ici. L'ambiance est agréable. Cette gloire me comble de joie. Merci les Comores ».
Confondue à un homme par sa tête quasi rasée, sa culotte courte et très étroite, sa poitrine aplatie, la glorieuse Tanzanienne, Amina Mohamed, a failli être écartée de la course par les organisateurs ». Les complications enregistrées par les volontaires du Croissant-rouge, relèvent des ennuis musculaires et des convulsions avancées. « Ce sont des signes d'un manque flagrant d’entraînement. On ne peut pas participer à une course relativement de longue distance sans aucune préparation. Voilà les conséquences : angoisses, contractures, asphyxie, évanouissement etc. », se plaint un major des éléments de secourisme.
Le chef de la coopération française, Arnoux Laurence, exulte de joie : « Je suis contente d'être présente. La course est bien organisée. C'est un événement fédérateur, qui convient d'encourager. Je conseille aux femmes de s'engager davantage dans tous les domaines, politique, sportive, etc. ». Un haut gradé de l'armée s'indigne : « C'est regrettable de voir l'absence de Comores Télécom. Mamwe participe à l'ambiance. On est à Moroni, mais on se croirait dans une grande fête à Madagascar, par la présence imposante de Telma ».
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