« Ce ne sont pas des rebelles fantaisistes sans aucune légitimité qui s'amuseront à mettre fin à un mandat authentique et légal. Je suis le président de la Fédération Comorienne de l'Athlétisme », lance d'entrée du jeu, Hilmy Aboud Saïd, lors d'une conférence de presse, tenue à Moroni le mercredi 18 octobre. Il déclare ne pas réagir à une provocation des «imposteurs et usurpateurs de titre, inconnus dans l’athlétisme ».
« Sans club affilié et opérationnel, textuellement, ce mouvement des putschistes n'existe pas. Les soi-disant équipes pétitionnaires ne sont pas affiliées. Ce sont des fantômes », tempête Hilmy. Cette discipline fonctionne depuis la période coloniale. En 2003, la Fca est reconnue par l'athlétisme africain et international. « Le chef du prétendu Collectif des Clubs d'Athlétisme des Comores, Toienlidine Anassi, probablement indésirable au football au titre de vice-président, est paniqué. Il est en quête d'une issue de secours. Trompé par le comité olympique, il est parachuté dans l'athlétisme depuis mars 2017, entouré par des rapaces' », rapporte le conférencier.
Aux Comores, les compétitions sont organisées par des Commissions techniques spécialisées, sous la supervision des Ligues. « Les usurpateurs me reprochent de voyager beaucoup. Je ne vis pas du sport. La fédération d'athlétisme n'est pas moi. Il y a un bureau exécutif et trois vice-présidents. Si je voyage une semaine, les activités ne sont pas suspendues. Et si j'ai la chance de voyager beaucoup, ce n'est pas ma faute. Si cela dérange ces putschistes, c'est leur affaire. C'est le boulot. C'est aussi pour les besoins de notre discipline. Ici, on ne nous accompagne pas. Nos meilleurs athlètes se confrontent régulièrement avec l'extérieur, grâce à l'appui des fédérations partenaires ».
Fondé ou pas, Hilmy est suspendu de 5 ans d'inéligibilité par le comité olympique. Le mouvement des contestataires pense que la présidence de la fédération est vacante, malgré la levée des sanctions par « l'ingérence du ministre du sport ». « Le patron du sport c'est le président Azali. Il délègue son pouvoir au ministère de tutelle. Le sport va mal. Le ministre doit intervenir dans la vie du sport. Le comité olympique fait la comédie. Il n'a aucun pouvoir sur les fédérations. Son président, Ibrahim Ben Ali, interprète avec fantaisie les textes. Trop c'est trop ». Il enchaîne : « Fundi La Fête, allié au mouvement des usurpateurs, est une coquille vide. Il n'apporte rien dans l'athlétisme. Il ne vise que des intérêts personnels ».
Bm Gondet
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