Inoussa Houmadi alias Djofils en certificat d'arbitrage au Togo. Du 22 au 24 avril 2026, Lomé était l’épicentre africain du Beach Handball avec la tenue du tout premier stage certifiant pour arbitres et délégués techniques, sous l’égide de l’International Handball Fédération. L’objectif est « d’élever le niveau d’arbitrage selon les standards internationaux », dans une discipline où la vitesse d’exécution et la lecture instantanée du jeu sont déterminantes.
Sur le terrain de 40 x 20 mètres sur sable brûlant, chaque décision repose sur une maîtrise rigoureuse des règles spécifiques : gestion du jeu passif, interprétation des jets de 6 mètres (penalty shoot-out), et valorisation des actions spectaculaires comme le spin shot ou le kung-fu goal, qui comptent double. Les arbitres doivent également contrôler les changements rapides (flying substitutions), fréquents dans cette variante dynamique du handball, tout en assurant une parfaite synchronisation avec la table de marque. Treize délégués techniques et douze paires arbitrales, issus de neuf nations africaines, participaient à ce stage intensif dirigé par l’expert hongrois Bonifert Ferenc.
Au programme : analyse vidéo, simulations de match, et évaluation continue basée sur des critères précis tels que le positionnement diagonal, la communication non verbale, et l’application stricte de la règle de l’avantage. Les Comores y sont représentées par Inoussa Houmadi, dit Djofils, et Saïd Ahmed. Pour Djofils, également président de commission, « le recyclage permanent » est essentiel afin de rester performant dans un environnement où chaque faute qu’il s’agisse d’un marcher, d’un passage en force, ou d’une faute antisportive, peut influencer directement l’issue du match. Il insiste sur la nécessité d’une lecture fine du jeu, entre intensité physique et respect de la jurisprudence sportive.
Dans le beach handball, la pression est constante, rythme élevé, décisions en temps réel, et gestion des contestations. L’arbitre devient alors le garant de l’équilibre entre spectacle et équité. À l’approche de la compétition du 24 au 27 avril, cette formation représente bien plus qu’un simple stage, c’est un véritable laboratoire de professionnalisation, où se forge une nouvelle génération d’officiels africains, capables d’imposer la loi du jeu avec précision, sang-froid et autorité sur le sable brûlant.
Younes
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