Le Collectif des Clubs de Football de Ngazidja (Ccfn) regrette une démission, supposée ou fondée, de Tourqui Salim, président de la Fédération de Football des Comores (Ffc). Dans un point de presse, tenu hier à Moroni, il exprime sa tristesse. Pour ce collectif, le football est une discipline sportive rayonnante. Mais, il est secoué par une crise. Une démission sous contrainte pourrait susciter un malaise structurel. Et cela risque d'être lourd de conséquence par rapport à la foudre de la Fifa.
La rumeur, qui circule dans les divers milieux footballistiques, selon laquelle Tourqui Salim, président de la Fédération de Football des Comores, a jeté l’éponge, a fait l'effet d'une bombe chez le Collectif des Clubs de Football de Ngazidja (Ccfn). Ce qui l'a incité à monter au créneau pour exprimer sa tristesse. Pour les mandataires du Ccfn, le football est l'une des disciplines sportives rayonnantes de l'Archipel.
« Actuellement, le football comorien traverse une crise structurelle. Une démission de Tourqui Salim pourrait aggraver la situation et constituer un obstacle à son développement. On ne résout pas une crise en occasionnant une autre plus grave. Soyons lucides », avaient déclaré les conférenciers. Un confrère de Djabal-Radio, Soulaymanne Zico, rapporte dans les coulisses, des propos exprimés par Salim Mahamoud Hafi, ministre de la Jeunesse, des Sports : « La démission de Tourqui Salim à la présidence de la Ffc relève d'un problème de santé. C'est un geste réfléchi et volontaire ».
Match de foot (18-0)
Selon Razida Mchangama, membre du collectif, pour ce qui s'est passé le 1er novembre 2017 dans les terrains de Mitsoudje et de Moroni [41 buts en 2 matches, ndlr], les textes doivent être appliqués. « Il y a eu de négociation des scores. La commission juridictionnelle doit siéger et se prononcer conformément aux textes. La revalorisation de la Ffcest une initiative réconfortante. Elle nous a permis d’échapper à la foudre de la Fifa », explique Razida. Le président du District du Centre-Est (Itsandra-Oichili-Dimani) Ali Mohamed Siaka, est légaliste et objectif : « Quand on cherche une victoire par la négociation du score, c'est une corruption. Les textes doivent faire leur mission. A Moili, un match (18-0) n'a pas surpris personne. Non, il faute mener une enquête ».
Bm Gondet
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