La fin de l'édition 2017 de la Coupe des Clubs Champions des Districts (Cccd), tenue à Moroni le week-end, laisse un goût confus et saumâtre. La finale de cette compétition avait opposé Amicale Club de Chezani à Avenir Club de Chindini (0-0). Le match avait été perturbé. Un langage de sourd s'instaure. Chindini voulait boycotter la partie, parce que l'adversaire aurait aligné deux joueurs suspendus.
Dès le départ du jeu, Avenir Club de Chindini avait formulé des réserves de qualification contre deux joueurs, soupçonné de purger des suspensions. La commissaire au match et l'arbitre central ont consulté Ali Mohamed Siaka, patron de la Coordination des Districts de Ngazidja, initiatrice de la compétition. Ce dernier a nié les faits et a autorisé ces joueurs suspectés de sanction de prendre part au jeu.
Mais, au retour des vestiaires, Avenir club de Chindini a remué le couteau dans la plaie. Il refuse de reprendre la partie tant que les joueurs suspendus ne sont pas exclus. Le même arbitre central avance des arguments surprenant : « Ces deux joueurs ne peuvent pas jouer. En demi-finale, je les avais exclus du match pour deux cartons rouges. Donc, ils sont suspendus ». Un langage de sourd s'instaure. Les sportifs Mohamed Daoudou Kiki, ministre de l'intérieur, Ahmed Abdallah Salim, conseiller technique chargé des Sports à la présidence de l'Union et Tony Izidine, directeur de la Jeunesse et des sports de Ngazidja interviennent. Après, une longue et houleuse tractation, d’une durée 37 minutes, un terrain d'entente, vague mais conciliateur, se dégage. « On accepte de jouer parce que le trophée restera le propriétaire des organisateurs jusqu'à ce qu'un Pv, relatif à la suspension des deux joueurs de Chezani soit publié », explique un membre du staff technique de Chindini.
Les éléments de Chezani, présumés suspendus, sont Saïd Ridjali et Ali Ahamada. Vers la 65e minute, Ali Mohamed Siaka, l'homme fort de la Coordination des Districts, accusé, à tort ou à raison, d'être à l'origine des troubles, est interpellé par les éléments du Peloton d'Intervention de la Gendarmerie nationale. Pour sa sécurité, il est expulsé du stade sous haute escorte. Les équipes se séparent par un score nul et vierge (0-0). L'arbitre ordonne la séance de tirs au but. Mais, la décision ne fait pas l'unanimité. Les organisateurs refusent. Chezani voit dans ce refus une manœuvre pour faire rejouer le match. Et ce sera à l'avantage de Chindini. Des débats tumultueux assourdissent le climat. Flegmes et fair-play, les Chezaniens cèdent. Les tirs au but n'ont pas eu lieu.
Bm Gondet
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.