En réaction à un arbitrage, dénoncé à tord ou à raison de « brouillon et confusion », Jacm a dénaturé le tournoi fair-play et transformé le stade de Moroni en arène d'insultes et de d'agression, le dimanche 22 janvier 2017, lors de la finale de coupe de Volcan. Les arbitres ont rejoint les vestiaires sous haute surveillance. Le lourd score (4-1) en faveur de Ngaya a produit des étincelles, et est probablement à l'origine de la regrettable explosion.
L'ambiance dominicale escomptée a dégénéré en violence, suite à un arbitrage, jugé obscur, incorrect et même partisan par Jacm, notamment un groupuscule de supporteurs affolés et incontrôlables et certains membres du staff technique et médical imprévisibles. Tout a explosé à partir de la 30e minute lorsqu'une faute de penalty « réelle ou imaginaire », commise dans la surface de réparation de Ngaya club de Mde, a été tolérée par l'assistant concerné et l'arbitre central.
Des locataires du banc des remplaçants de Jacm, notamment le staff technique et médical, aveuglés par une réaction de colère, ont envahi le terrain et tenté d'agresser des joueurs et l'arbitre central. Mais, ils sont vite maîtrisés par l'équipe de sécurité des organisateurs. Le match est suspendu et a repris quelques minutes. Le score (20e, 1-0), transformé par Tchenko Chadhuli ne change pas.
Qui condamner : Arbitres ou Jacm ?
Au retour des vestiaires, l'avalanche de buts provoquée par les attaquants de Ngaya, doublé de Mounir (58e, 2-0 et 68e, 3-0), aggravé par le tacticien malgache Franck (76e, 4-0). A la 86e minute, Mohamed Ahmada réduit le score (4-1). Au temps additionnel, le climat du stade s'envenime. Les Ayouba, service de sécurité de Volcan, enfin appuyé par des éléments de l'Armée Nationale de Développement, dépêchés à la rescousse, ne se laissent pas faire.
A la fin du temps réglementaire, une agression massive éclate. Les arbitres regagnent les vestiaires, escortés sous haute surveillance. « Vous êtes le 1er responsable de ce désordre. Vous cautionnez un arbitrage à double vitesse. Voilà les conséquences. Prenez votre responsabilité », accuse le coach de Jacm Dakota Bachirou. A la finale, le tournoi de Volcan n'avait de fair-play que sur le papier. A qui incombe la faute. A Jacm ou aux arbitres ? Peut-on avoir raison quand l'autre ignore qu'il a tort ?
Bm Gondet
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