Le derby amical indianocéanique du week-end, tenu à Paris, restera historique. Mettre fin à un joug technico-tactique, imposé de longue date par les Malgaches, constitue une performance à ovationner. Les Barea de Madagascar ont ouvert le score (5e, 1-0) par un puissant coup de tête piqué de Babasy. Les Cœlacanthes des Comores ont remis les pendules à l'heure en 2e période, suite à une reprise à raz du sol et orientée de Mohamed (1-1). Le défi est relevé.
Les Cœlacanthes sont des poissons inoffensifs, vivant au large des Comores. Les Barea sont des zébus malgaches très agressifs. Le week-end dernier à Paris, les Cœlacanthes des Comores ont réussi à relever le défi face aux Barea de Madagascar, à l'occasion d'un match de préparation, tenu dans la région parisienne le samedi 11 novembre 2017. Considérant la lourde pression qui pesait sur les épaules des deux protagonistes, le duel s'était caractérisé par de gros chocs, et par une pluie de cartons jaunes. Le match n'avait d'amical que sur le papier.
Au départ, les Comores paraissaient observer les adversaires. Les Malgaches sont entrés directement dans le jeu. A la 5e minute, un corner bien ajusté a surpris, et l'axe central, et le colossal Ali Ahamada. Babasy profite de ce manque de concentration pour marquer le but malgache (1-0). Les protégés du coach Amir Abdou se réveillent et poussent le jeu. L'égalisation apparaît au retour des vestiaires, par Mohamed Youssouf (1-1).
Madagascar, bête féroce des Comoriens
Le « tinanla », système de jeu qui fait la force des footballeurs malgaches, a connu ses limites, face à un football endurant, engagé et relativement aéré des Comoriens. Pour la Grande île, il s’agit des déviations et des combinaisons courtes, basées sur des touches de balle limitées.
« Le gardien de but comorien, Ali Ahamada, s'est racheté après le but aérien marqué dans sa petite surface de but », observe l’entraîneur Halifa Mlamali. Ses sorties acrobatiques audacieuses ont contribué largement à empêcher les Malgaches d'humilier une 7e fois les Comoriens. C’était chaud et formidable. Les nouveaux joueurs n’ont pas déçu. Ils ont su s’adapter à la cadence malgré le manque d’entraînement collectif. Soyons optimistes pour l’avenir. Mais, malgré le score nul (1-1), la Grande île reste toujours un adversaire redoutable dans l'Océan indien.
Bm Gondet
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.