La 10e édition des Jeux des îles de l'Océan indien, tenue à Maurice, laisse un souvenir saumâtre à deux sports collectifs comoriens (basket-ball et football). De fâcheux aléas, incontrôlables, sont à l'origine de la disqualification des Cœlacanthes. La malheureuse contre-performance, enregistrée face à des Mahorais, bien acclimatés et sereins, est la principale cause. Nos victimes, Réunion (1-0) et Maldives (3-0) ne diront pas le contraire.
A l'ombre des couloirs de la Fédération de Football des Comores, on qualifie de terrible, stressante et démotivante la situation vécue par les Cœlacanthes, une fois arrivée à Maurice. « Les joueurs sont arrivés tard à Maurice. A l’aéroport, une longue et ennuyeuse attente pour la formalité administrative et les opérations pour l’hébergement des délégations ont accablé leur moral. Ils sont arrivés à l'hôtel le mardi vers la fin de la journée, et ont pris le dîner le lendemain, vers 1h du matin. Ce qui est catastrophique, à une demi-heure du coup d'envoi, ils n'étaient pas toujours au terrain. Ils attendaient encore leur équipement sportif à l'hôtel. Voilà les conditions, psychologiquement et physiquement difficiles et insupportables, vécues par les Cœlacanthes (B) avant le face-à-face avec des Mahorais bien acclimatés et sereins ».
Notre interlocuteur, qui requiert l'anonymat, enchaîne avec ferveur : « Vous avez vu les résultats des matches suivants, abordés sans le moindre trouble. Comme à Madagascar (2-1), la Réunion, détentrice du titre, s'est encore inclinée (1-0) et Maldives (3-0). Maintenant que nous échangeons, la Namibie, qui joue le vendredi 26 juillet prochain contre les Comores au stade de Moroni, est arrivée au pays depuis le mardi 16 juillet dernier et, dispose d'un large temps pour visiter le terrain de jeu et s’y entraîner ».
Considérant ces embarras psychologiques et physiques, la contre-performance enregistrée face à Mayotte ne doit pas surprendre. Les conditions pour affronter un match international de grande envergure n'étaient pas réunies. C'est pour cette raison que physiquement, les joueurs ont vécu un flottement psychologique et musculaire. Pire, en 2e période, ils ont joué en état anaérobie (absence d'oxygène due à un excès de fatigue), ou presque. Pour information, sans oxygène (O2), les muscles s'affaiblissent, et sans acide, élément qui permet de maintenir l'effort, la concentration diminue.
En clair, nos vaillants Cœlacanthes n'ont pas affronté les Mahorais avec la potentialité physique nécessaire. Cette situation a donc amoindri la chance d'une optimisation, face à des Mahorais qui ont bénéficié d'un large temps d'acclimatation, de récupération et d’entraînement à l'île Maurice.
D'autres Cœlacanthes s’apprêtent à défendre le flambeau national : Cœlacanthes-bis affrontent au stade de Moroni la Namibie à Moroni demain (vendredi 26 juillet 2019) et les Cœlacanthes-féminins dans le cadre du Cosafa Cup (Coupe du Conseil des Fédérations de Football d'Afrique australe), bientôt. Un renfort de qualité des «Je Vienne » est attendu ce jeudi 25 juillet 2019.
Bm Gondet
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