Les rayonnants Cœlacanthes ont été reçus par le président de la République. Azali Assoumani a tenu à rendre hommage au formidable exploit réussi le week-end à Mitsamiouli face aux Lions indomptables, dans le cadre de la Can 2019. Une rencontre qui a servi d'opportunité aux invités de marque pour attirer l'attention du président sur la nécessité d'accompagner en temps raisonnable l'équipe nationale.
La prouesse réalisée à Mitsamiouli par les Cœlacanthes des Comores devant les Lions indomptables du Cameroun, le samedi 8 septembre 2018, à l'occasion des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations, 2019 continue d'alimenter les places publiques et les milieux sportifs. Cet élan collectif ambiant illustre une véritable solidarité nationale. Le sport brise les frontières et unit le peuple, toutes tendances confondues, politiques, confessionnelles. Ravi, le 1er supporteur des Cœlacanthes, le président de l'Union, a reçu les joueurs pour glorifier leur performance. « Vous avez rendu fière toute la nation comorienne et nous vous remercions », avez alors déclaré le locataire de Beit Salam. L'équipe nationale a besoin de l'accompagnement de l’État, régulier, et en un temps pertinent pour pouvoir raviver raisonnablement ses ambitions.
Les Coelacanthes, le pétrole comorien
Lors de cette rencontre avec le chef de l’Etat, un émissaire du groupe a fait allusion aux « ressources naturelles » et comparé les Cœlacanthes à un gisement de pétrole dont une bonne exploitation assurerait un avenir prometteur à la discipline. « Ce pétrole existe depuis longtemps mais on ne l’exploite peut être pas assez bien. Ce pétrole se trouve dans les fonds marins des Comores et ce pétrole s’appelle les Coelacanthes », a lancé sous les applaudissements, Ben Amir Saadi, le manager des Coelacanthes avant d’ajouter que « ce pétrole qui est là aujourd’hui et qui n’est pas exploité rivalise avec les Lions Indomptables d’Afrique ».
Le combat du groupe, c'est de défendre avec conviction le flambeau national et de faire honneur au pays. Une grande partie des opinions gravite autour des subventions tardives, débloquées par l'Etat. Il arrive aux Cœlacanthes de préparer un voyage trois heures seulement après la réception des billets d'avion et à trois jours d'un match de grande intensité. Alors que les adversaires voyagent aisément et s'acclimatent confortablement sur place. L'idéal serait d'avoir un budget propre, pour éviter les déblocages tardifs de fonds.
« Le combat le plus difficile n’était pas celui avec les Lions Indomptables, car on était préparé à les affronter. Le combat le plus difficile, c’est de savoir comment on arrive ici, comment nous allons travailler et dans quelles conditions. Toujours dans l’incertitude, regrette Ben Amir Saadi. Pour ça, nous espérons qu’avec cet accueil, vous (chef de l’Etat) allez écouter une fois que ces Coelacanthes monteront en surface, nos cris, nos espérances pour que demain nous ayons à livrer des combats avec d’autres Lions ». Les Coelacanthes espèrent être dans les meilleures conditions dans leur prochain match contre les Lions de l’Atlas au mois d’Octobre prochain.
Bm Gondet
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