Cosafa Cup Women 2019, est la 8e édition, mais une 1ère expérience pour les Cœlacanthes féminins, qui étaient formés par douze éléments, issus de la diaspora et huit, du championnat national. Si le résultat est décevant (35-1, en 3 matches), la participation s'avère riche en enseignements. « La Ffc a fait de gros efforts pour rendre harmonieuse et agréable l'organisation. Hélas, la nature a décidé autrement. Mais, nous avons retenu une bonne leçon », regrette Nadia Mouridi, entraineur adjointe.
Dans la zone australe, les Cœlacanthes féminins n'ont pas laissé un souvenir merveilleux, lors de la Coupe féminine du Council of Southern Africa Football Association, baptisée : Cosafa Cup Women 2019. « On était confronté à plusieurs difficultés. Pour arriver en Afrique du sud, on était contraint de partir en trois vagues successives. Pendant ce temps, sur place nos adversaires récupèrent, s'acclimatent et explorent le terrain de jeu. Ce voyage cadencé n'était pas de nature à harmoniser un groupe, préoccupé par une image solide et solidaire. Pourtant, la Fédération de Football des Comores (Ffc) a déployé de gros efforts pour créer et sauvegarder une cohérence du groupe », explique Nadia Mouridi, membre du staff technique des Cœlacanthes féminins.
Pour rappel, en trois face-à-face, l'équipe nationale féminine des Comores n’a pas fait le poids : (17-0) devant le quintuple vainqueur du tournoi, les Banyana Banyana (Afrique du sud), (13-0) face aux redoutables ambassadrices de la Fédération Malawite de Football, enfin (5-1) contre les Barea malgaches, dinosaures féminins de l'Océan indien. « Pardon, la baguette magique de Moïse n'existe pas en football. La victoire est au bout de l'effort d'une équipe sereine et stable. Psychologiquement, nous étions perturbées par les vols et l'environnement groupal. De plus, on pressentait une sorte de complexe au sein du groupe, complexe de supériorité pour les « Je Vienne », et complexe d'infériorité pour certaines joueuses locales. Dans une telle condition, comment homogénéiser, souder et cimenter un esprit de concorde exemplaire ? », s’interroge Nadia.
A la question, la présence des Je Vienne était-elle nécessaire et fructueuse, vu la colossale charge financière engagée par la Ffc (12 joueuses : Paris-Moroni-Johannesburg-Moroni-Paris), avec un peu de rictus, notre interlocutrice a avancé un langage évasif : «Enfin, je ne décide rien. C'est une question piège. Je ne réponds pas ». Mais, volontairement, elle ajoute : « Par contre, j'ose confirmer que par rapport aux adversaires de l'Afrique australe, notre niveau mérite une attention vive et particulière. Je pense que sur place, avec un encadrement technique, tactique, physique et mental sérieux et suivi, une équipe soudée et crédible pourrait se dégager. Les éléments locaux sont perfectibles. Cela n'engage que moi. Je profite de cette occasion pour remercier du fond du cœur, le précieux accompagnement de la Ffc pour la promotion du football féminin, et pour mettre en place une équipe nationale combative et crédible ».
A quand, trouverons-nous une formule magique et efficace pour faire des Cœlacanthes en général, masculins, féminins et jeunes une référence du football indien-océaniste dans un 1er temps ? (17-0), (13-0) et (5-1), c'est colossal.
Bm Gondet
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