Le maintien du Cameroun aux éliminatoires de la Can 2019 par la Caf, malgré le retrait de l'organisation, continue à susciter la polémique. Écœuré, l'avocat Saïd Larifou, fondateur et pionnier de l'Oilds passe à l'offensive, en déposant au siège de la Caf en Égypte une lettre d'indignation qui exige la disqualification du Cameroun et qui réclame des explications sur le langage discriminatoire, tenu par le vice-président de la Caf, Omari Selamani. Me Larifou s'est expliqué en conférence de presse le week-end dernier à Moroni.
Le maintien, par la Confédération Africaine de Football (Caf), des Lions indomptables du Cameroun au marathon pour la phase nationale de la Coupe d'Afrique des Nations (Can 2019) malgré le retrait de l'organisation, au titre de pays-hôte, continue à susciter de flots de salive et d’encre. Le langage « discourtois, partisan et discriminatoire », tenu par Omari Selemane, le Congolais 2e vice-président de la haute instance du football du continent est inacceptable. Frustré, un patriote, l'avocat Saïd Larifou, fondateur et pionnier de l'Observatoire international de Lutte contre la Discrimination dans le Sport (Oilds) passe à l'offensive. Il s'est rendu au siège de la Caf au Caire (Égypte) pour déposer une lettre d'indignation.
Sur le match (Cameroun # Comores), l'homme du barreau tempête : « Le maintien des lions indomptables aux éliminatoires est inadmissible. C'est du mépris. Au Caire, j'ai eu la chance d'avoir été reçu sans rendez-vous. Mon objectif, c'est de poursuivre Omari pour propos méprisant et attitude discriminatoire et avoir des explication sur la qualification des Camerounais ».
Pourtant le règlement de la Caf dont Omari Selemane fait fi par son langage partisan et discriminatoire, est explicite : perte du privilège du statut-hôte d'une Can, disqualification à la compétition. « On n'a pas appliqué le volet sanction. Les Comores doivent se qualifier sur le terrain, mais non par forfait », maintient Omari. Le même Omari avait déclaré en coulisse qu'il voit mal les Cœlacanthes battre les Lions indomptables en terre camerounaise. En clair, en mars prochain à Yaoundé, le match se déroulera sous une pression d'enfer des arbitres. Le résultat sera t-il négocie ? En tout cas, sans être fataliste, la suite se dessine déjà à l'horizon.
Il faut reconnaître que le Congolais a franchi la ligne rouge. Il se rend coupable de la rupture de la règle de la neutralité, imposée aux membres de la Caf. Par ailleurs, les autorités camerounaises ont dénoncé, ce qu'elles qualifient « d'injustices flagrantes », suite au retrait de la Can 2019. Mais, curieusement, aucun recours auprès du Tribunal Administratif de Sport (Tas), instance appropriée pour les litiges sportifs, n'a été engagé. « Écoutez, les officiels de la Caf se déplacent à bord du jet privé du Camerounais Samuel Eto'o », tempête le conférencier.
Est-ce surprenant si la fédération camerounaise se montre timide à tout bras de fer contre la Caf ? Quelle est alors la conduite à tenir ? « Il faut une vive campagne de sensibilisation pour motiver les autorités politiques et notre fédération pour saisir le Tas. De plus, 70 millions c'est quoi ? C'est la recette de quelques Toirabs, l'organisation de trois Madjilisse ou encore la mobilisation des communautés villageoises ! Rendez-vous jeudi 30 janvier 2019 matin à la place de l'indépendance, les amoureux du ballon rond doivent soulever ce dossier brûlant », conclut Larifou. Le conférencier a évité de répondre aux questions d'ordre politique.
Bm Gondet
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