A J-1 des scrutins pour la présidence de la Fédération de Football des Comores (Ffc), les candidats à la succession de Tourqui Salim, démissionnaire, poursuivent leur campagne de sensibilisation et de séduction des électeurs. Hier à Moroni, Saïd Ali Saïd Attoumane, un des candidats en lice, a tenu à clarifier en conférence de presse, l'ossature de son plan d'action. Le développement d'une approche éducative du football à partir de la base est priorisé.
En guise de préambule, Saïd Ali, le seul candidat qui collabore avec les diverses structures de la plus haute instance du football comorien, entre autres les Ligues, Districts, Corps arbitral, etc., a exposé son engagement : « Notre but est d'améliorer le football et le diffuser sur l'ensemble de notre territoire, en tenant compte de son impact éducatif, culturel, humanitaire, économique et ce, en mettant en œuvre des programmes des jeunes et de développement ».
La succession de Tourqui Salim, prévue ce 24 février, s'annonce difficile. Les rivaux de cet ancien coordinateur du football féminin du pays, convaincus d'une quelconque « implication de la Ffc » en faveur de Saïd Ali, dénoncent ce qu'ils appellent « concurrence déloyale ». Le conférencier réagit : « Écoutez, je reste ouvert et prêt à travailler avec toutes les bonnes volontés (Fifa, Caf, Ligues, et tous les sponsors). L'essentiel, c'est le développement de cette discipline, dans une bonne gouvernance ».
Éloquence fascinante et mobilisatrice
A en croire le candidat qui négocie avec l'entourage de Tourqui Salim, divers forums pour bien orienter les actions et présenter une bonne visibilité, sont au menu. Il fait l'apologie des discussions : « Les forums sont la base d'un partage fructueux. Nos décisions dépendront des échanges effectués avec les acteurs du football ». Sur le sort des clubs qui sont déficitaires, il suscite l'espoir : « Nous comptons fournir aux clubs une assistance technique, matérielle et financière sur la base d'une convention d'objectifs ».
En clair, les équipes doivent afficher une transparence des comptes, la sécurisation des stades et la protection des officiels. Saïd Ali ajoute aussi : « Primer les efforts fournis au pays (champion et vainqueur de la coupe des Comores, l'équipe fair-play selon des critères bien établis, les meilleurs arbitres, entraîneurs, supporteurs, etc.) ». Le représentant des anciens footballeurs, Fundi 15 ans, pense : « Saïd Ali est l'homme qu'il faut par rapport aux circonstances. J'ai eu l'occasion de le connaître en tant que joueur et, plus tard en tant que dirigeant. Il est ouvert, correct et bosseur. Il possède les critères requis pour développer notre football. Bref, c'est un homme de terrain. Moi, je le soutiens ». L'ambitieux Saïd Ali doit penser aussi à améliorer son verbe. Un président tient une éloquence fascinante et mobilisatrice.
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