La campagne du marathon pour la présidence de la Fédération de Football des Comores (Ffc) bat son plein. Youssouf Chaéhoi est l'un des prétendants à la succession de Tourqui Salim à l'occasion de l'assemblée générale élective du 24 février prochain. Au cours d'une conférence de presse, tenue à Moroni hier mardi, il expose un programme ambitieux, sur lequel resplendissent entre autres, reforme administrative et financière, promotion des acteurs essentiels du football comorien et lutte contre la corruption et la violence.
Le principal slogan de notre candidat illustre le combat qu'il se prépare à livrer une fois élu : « le changement est possible, le redressement c'est par nous, c'est le moment où jamais et j'y crois ». Mais pour y parvenir, il brandit une véritable politique d'innovation. « C'est mon engagement des 18 mois à la tête de la Ffc », clarifie l'audacieux candidat, originaire de Hamahamet. Il compte absolument réformer la gestion administrative et financière de l'institution et ses antennes collaboratrices, dont les Ligues, les Districts et les Clubs.
« Je mettrai en place également des mécanismes de lutte contre le clientélisme, la corruption et la violence et des mesures draconiennes pour les acteurs de ces fléaux », avertit le responsable démissionnaire du département des Licences + de la Ffc. Ce dernier partage la thèse selon laquelle le salut de toute discipline sportive repose sur l'instruction. Ce qu'il envisage : « Promouvoir la formation des cadres techniques de football de base, des jeunes arbitres, des administrateurs des clubs, la création des centres de football dans les îles, en motivant ce qui existe déjà ».
Football, jeu avec des valeurs éthiques
Parmi les raisons qui l'on poussé à rendre son tablier à la Ffc, après trois ans de loyaux et fructueux services, il se serait rendu compte que l'institution se montre réfractaire à toute politique novatrice, notamment les opérations de diagnostic, de thérapie et des perspectives d'avenir objectives et productives. « Les commissions élues des finances et d'audit, imposées par la Fifa n'existent pas. Tout se passe dans l'opacité totale. Je suis optimiste quant à un changement des mentalités. Il suffit de changer les hommes », rappelle cet ex-président rénovateur de Meck Mbeni. En clair les indicateurs, entre autres, de performance, de transparence, etc. restent utopiques à la Ffc.
Celui que beaucoup, à tort ou à raison, donnent favori à la succession de Tourqui Salim, compte initier une véritable politique de mobilisation de fonds, primer les clubs champions et créer des économies d’échelles au profit de tous les clubs, qui sont pratiquement déficitaires. En guise de conclusion, Youssouf Chaéhoi déclare : « Je veux faire du football comorien un jeu avec les valeurs éthiques, dans un atmosphère paisible, redonner de l'envie aux spectateurs, complètement désintéressés, de la discipline et faire de notre pays, petit qu'il soit, l'une des meilleures nations de football en Afrique et dans le monde ».
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