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Football / Entretien avec Silas Armah est un joueur ghanéen Footballeurs comoriens, moins ambitieux

Football / Entretien avec Silas Armah est un joueur ghanéen Footballeurs comoriens, moins ambitieux © : HZK-LGDC

Silas Armah est un joueur ghanéen évoluant dans le championnat national, après une douloureuse expérience endurée dans la Grande île. Il a accordé à votre journal La Gazette des Comores/Hzk-presse un entretien en exclusivité, ce jeudi 10 janvier 2019. Après une brève biographie, nous avons passé en revue le football de son pays, de Madagascar et de l'Archipel.


« Aux Comores, le salaire est un peu bas. On observe une véritable concurrence entre les équipes. Mais, les joueurs ne sont pas animés d'une réelle ambition. Ce n'est pas bon », s'empresse de lancer

Silas Armah. Notre interlocuteur est né à Accra (Ghana). Après le Lycée, il s'est spécialisé dans la profession libérale. Tout jeune, il a débuté le football dans l’académie du club Adenta United. Le dernier club fréquenté à Accra, c'est F. Point Football Club.

 

Un appel d'offre international pour un test technique et physique, lancé à Antananarivo par des experts italiens, l'incite à y tenter la chance. « Je suis arrivé à Madagascar en 2016 pour subir ce test pour un recrutement dans un club d'Italie. En fait, c'était une manœuvre frauduleuse. Le test était imaginaire. Un groupuscule de maffioso nous ont arnaqué, impitoyablement. A chaque fois, on nous demandait de présenter des papiers qui n'ont aucune valeur administrative, moyennant du fric. Finalement, le Club Adema m'a recruté après un test pratique. En deux matches, j'ai marqué 4 buts. Mais, brusquement et mystérieusement, mon coach m'a marginalisé ». 

 

Des universitaires comoriens, connaissant la valeur de Silas Armah, l'ont proposé à tenter une 2e chance aux Comores. Il débarque à Mitsamiouli. Il s'est entraîné une fois avec Ngaya. « J'ai signé ma licence dès notre retour de Mozambique. Et aujourd’hui, je me trouve avec Volcan ». Le Ghanéen Silas Armah a comparé le football de son pays, d'Antananarivo et des Comores. Il développe : « Au Ghana, le football est sérieux et sélectif. Les équipes regorgent de bons joueurs. La concurrence est serrée. Les dirigeants en font du business. Les équipes formatrices s'enrichissent pour ça ».

 

Et à  Madagascar ? Il enchaîne : « Là-bas, le jeu est aussi technique, mais, peu sérieux du moins les dirigeants. Le salaire proposé couvre avec difficulté le quotidien. On trouve des joueurs de grands talents, et moins exigeant en terme de frics ». Pour l'Archipel, le déçu de la Grande île avance un langage pédagogique : « Ici, en plus de la technique, le jeu est très viril. Les clubs se sacrifient pour la conquête des trophées locaux. Les joueurs ont timidement une longue vision. La concurrence reste interne pour des besoins immédiats. Les joueurs n'ont aucune ambition. La preuve, ils se contentent des séances de préparation du club pour dégourdir les jambes. Les entraînements individuels, qui permettent de développer les qualités, n'existent pas. De plus, le salaire est un peu bas ». Oui, Silas ne s'est pas lancé dans l'aventure pour rien. C'est l'ambition !

 

Bm Gondet

 


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