La Gazette

des Comores

Football, Conférence de presse de Ngazi, relégué en D2 « Mettons fin au système de deux poids et deux mesures »

Football, Conférence de presse de Ngazi, relégué en D2  « Mettons fin au système de deux poids et deux mesures » © : HZK-LGDC

Le week-end à Moroni, le staff de Ngazi sport, actuellement sanctionné par la Commission Nationale d’Éthique, a tenu une conférence de presse. Les conférenciers dénoncent un verdict partial et accusent la Commission Nationale d’Éthique d'avoir recours à un système de deux poids et deux mesures. « Qu'on fasse le ménage et le nettoyage, toutes les équipes de Ndzouani sont concernées », lance Djaffar Salim, coach du club.


Le week-end à Moroni, Ngazi sport de Mirontsi (Ndzouani), actuellement purgeant une sanction infligée par la Commission Nationale d’Éthique, a tenu une conférence de presse. En effet, le Pv n°02/2018 de la Commission d’Étique stipule que Ngazi est relégué en D2 la saison prochaine et les licences des cinq joueurs malgaches sont retirées. «Tous comme les joueurs des Cœlacanthes, nés en France, ces Malgaches sont titulaires des certificats de nationalité comorienne et des cartes d'identité nationales. L'un d'eux, Tombo Kanoty Keba, défend souvent le flambeau national dans le Championnat d'Afrique des Nations. C'est une conspiration, fomentée à l'origine par le président de notre Ligue », tempête le coach Djanffar. Les conférenciers confirment que Keba est marié à Ndzouani, et il est père de famille. Y a t-il anguille sous roche ?

 

Acharnement et complot

 

Le consultant de Ngazi sport, Ali Chahid, hausse le ton : « Dans son équipe, Keba est Malgache. Mais dans l'équipe des Comores, il est Comorien. C'est une confusion ou une manœuvre destinée à déstabiliser Ngazi ? Comme les expatriés des Cœlacanthes, la fédération a fait son passeport sur la base d'une carte d'identité nationale. Comment une commission d’Éthique, dont les compétences se limitent à la question de moralité, de corruption se permet de statuer à la place d'une Commission juridictionnelle ? Sans alinéa, l'article 3 du code d'étique cité par la Commission d’Éthique est vide de sens. Hors de lui, le coach de Ngazi sport conclut : « Le morale du groupe est bon. On va jouer demain contre Belle Lumière. Mais qu'on fasse un ménage général, toutes les équipes de l'île, toutes les divisions confondues, sont concernées ».

 

Joint par téléphone à Moili, Charif Abdallah, membre de la Commission Nationale d’Éthique apporte un complément d'informations : « Les joueurs malgaches dont les licences sont retirées ont certes des cartes d'identité nationales. Mais au service de migration, ils sont enregistrés comme des étrangers de nationalité malgache. A maintes reprises, nous avons demandé à Ngazi sport de présenter leur extrait de naissance. Mais, en vain ! Nous avons donc statué sur la base des documents à notre disposition ». Les Mirontsiens se sont-ils basés sur l'article 2268 du code civil des années 80, qui stipule, je cite : « La bonne foi est toujours présumée, et c'est à celui qui allègue la mauvaise foi à le prouver ».

 

Bm Gondet

 

Encadré

 

Ngazi, amputé de ses éléments clefs, a battu Belle Lumière (4-2). Plus de détails, voire notre édition du mardi.

 


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