Le village d’Ouropveni tout entier avait animé, vendredi 25 janvier dernier, les somptueuses festivités, organisées en l'honneur de l'équipe locale, Petit-Harlem, promue en D2. La cérémonie a eu lieu au foyer, classiquement réservé aux animations sportives, culturelles et sociales. Il était quasiment plein, avec plus de 800 personnes, âges et sexes confondus. De hautes personnalités sportives, politiques et religieuses ont partagé le festival.
A Ouropveni le vendredi 25 janvier 2019, la ferveur s'est fait ressentir depuis le matin dans les rues. Au foyer bien débordé, plusieurs allocutions ont été prononcées. Elles ont gravité autour du fair-play dont l'équipe a fait preuve, de son engagement et du parcours élogieux effectué en 2018, caractérisé par la promotion en D2. Pour rappel, Petit-Harlem a été fondé par l'enthousiasme du village en 1988. L'équipe est affiliée au District du Sud-est à la même année. Il a fallu patienter pendant 30 saisons pour le voir s'épanouir.
La saison 2018 illustre bien la ténacité et le boom réalisé par Petit-Harlem : 14 matches, 9 victoires et 4 nuls. Dans cet essor, la contribution de la communauté et de la diaspora a été précieuse. Pour faciliter l'expression du talent des joueurs, ces mêmes entités ont construit en 2017 un terrain flambant neuf, baptisé « Stade Moimbatsi d'Ouropveni».
Dans son intervention, Adolphe Youssouf, patron de la Ligue de Ngazidja a rappelé le climat des matches qui attend Petit-Harlem : « Merci et félicitation pour votre parcours élogieux. Mais, soyez prudents. La D3 n'est pas la D2. Ici, le niveau et la cadence du jeu sont un peu élevés. Restez combatifs, mais fair-play. De plus, un petit chantier de réaménagement est nécessaire pour votre terrain. Si d'ici un trimestre, rien n'est fait, la Ligue risque d'affecter vos matches à domicile ailleurs. Bon courage et bonne chance ».
Avant et après la réception, une liesse ambiante a enivré la communauté entière. Les rues bondées sont animées par des chansons de joie et d'ambiance. Ici et là, des cris "nos enfants courageux, nos enfants champions", sont suivis par d'assourdissants youyous et des bruits de tam-tam.
Bm Gondet
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