Des interrogations subsistent quant à la tenue réelle de l’assemblée générale élective de la Fédération Comorienne de Tennis. Suspendue il y a moins de deux mois pour n’avoir pas pu tenir dans les délais impartis l’AGE de sa fédération. Mahamoud Zayya appelle ses membres ce 19 aout à l’hôtel restaurant le Cœlacanthe à partir de 10h00.
« Conformément aux articles 9, 10 et 11 des statuts de la Fédération Comorienne de Tennis, j’ai l’honneur de vous convoquer à l’Assemblée Générale Elective du Bureau Exécutif qui se tiendra le samedi 19 aout 2023 à 10h00 à l’hôtel restaurant le Cœlacanthe Moroni Ngazidja » peut-on lire dans la lettre de convocation en date du 9 aout 2023.
Dans une autre dépêche, le président expose les difficultés que sa fédération et lui-même traverse depuis quelques temps et qui risquent de mettre à mal l’avenir de la discipline. « Aujourd’hui la fédération, et surtout moi, faisons face à des vents contraires et violents qui risquent de mettre en péril tous les efforts consentis pour l’évolution du tennis en terre comorienne. » Et de continuer : « Pour cette raison, j’ai décidé de ne pas me représenter au poste de président et d’anticiper l’élection d’un nouveau bureau. Le mandat du bureau actuel expire en mai 2025. »
Si cette affirmation a le mérite de mettre en rogne le COSIC, elle s’appuie toutefois sur le récépissé 21-153 du ministère de l’intérieur qui entérinait l’élection d’un nouveau bureau le 09 mai 2021 ». Par le présent récépissé, le Ministère constate l’avènement d’un nouveau Bureau Exécutif qui dirigera les activités de la Fédération jusqu’au 09 mai 2025. »
C’est pas en tout cas l’avis de la hiérarchie qui trouve que les arguments avancés ne sont pas conformes aux dispositions règlementaires en vigueur, qui trouve que le mandat de l’équipe sortante a pris fin depuis février dernier, d’où sa suspension pour n’avoir pas été en capacité d’organiser les élections à temps. « Nous constatons que malgré notre courrier d’information Réf 2023/001/FCT daté du 19 janvier 2023, vous n’avez pas organisé vos assemblées générales électives, conformément à vos statuts » disait la lettre du COSIC envoyée aux présidents des fédérations de tennis et de tennis de table. En tout cas du côté de la maison olympique on croit dur comme fer que « ces élections n’auront pas lieu, car ce qui compte c’est les élections de 2019 et non celles de 2021 » nous dit une source proche du COSIC.
C’est donc une bataille juridique qui s’ouvre entre les deux parties. Les soutiens de Mahamoud Zayya estiment que le COSIC n’a pas la légitimité nécessaire pour suspendre la FCT. Et pour illustrer leur propos ils s’appuient sur l’arrêté 23-52 du ministère de la jeunesse et sports qui avait été saisi suite au conflit qui opposait certains membres de la Fédération d’athlétisme ayant entrainé la suspension desdits membres. « En tout état de cause, je ne saurais admettre que le COSIC socle de l’olympisme et du sport dans notre pays s’ingère dans la confusion en vertu du droit de regard que je suis tenu d’exercer sur le sport national » écrivait le ministre de la jeunesse. Une mise au point qui venait s’ajouter à la note 21-071/MJESTSAC du 04 aout 2021 qui donnait « Quitus au nouveau bureau pour exécution de leur tâche. »
Si le président du COSIC a en effet le pouvoir de suspendre une fédération, les soutiens du président de la FCT lui ôtent le pouvoir d’organiser les élections. Et de s’offusquer de ce qu’ils considèrent comme du deux poids deux mesures. « Pourquoi avoir accepté les élections du tennis de table et empêcher les nôtres. C’est tout simplement un abus caractérisé. Dans tout ça, c’est le sport comorien qui sort affaibli ».
Imtiyaz
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