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des Comores

Décès du jeune Azid : Volcan Club s'exprime pour la première fois sur le décès

Décès du jeune Azid : Volcan Club  s'exprime pour la première fois sur le décès © : HZK-LGDC

Le 5 mars dernier lors de la demi-finale de la Coupe des Comores entre Volcan club et Ngaya Club de Mde, un incident malheureux est venu ternir à jamais l'image du football comorien. Un jeune homme de 17 ans grièvement blessé, décédera quelques jours plus tard après que les supporteurs des deux équipes en sont venus aux mains à coup de pierre.


Ce jeudi, les dirigeants du club de la capitale se sont exprimés pour la première fois depuis la mort tragique du jeune Azid Ousseini. « Si on ne s'est pas exprimé depuis le début de cette affaire, ce n’est pas parce qu'on n’avait rien à dire mais, mais on ne voulait pas gêner le déroulement de l'enquête », précise d’entrée le président de Volcan Club Ibrahim Abdourazak alias Razida. Selon lui, ce qui s'est passé le 5 mars dernier ne ressemble pas à la vision de notre club. La rupture du silence du club de la capitale intervient après un point de presse de Ngaya le 2 avril accusant volcan club d'être responsable de la mort du jeune Azid Ousseini. Une plainte à cet effet aurait été déposée auprès du procureur de la république. Les dirigeants de Volcan rejettent toutes les accusations et les jugent sans fondement.

 

D'un revers de la main, le président de Volcan nie toute implication de ses supporters dans la mort de ce jeune homme. Une plainte qui laisse dubitatif les soutiens de Volcan Club dans la mesure où elle ne suivrait pas les règles de l'art. Une interrogation qui s'appuie sur des propos qu'aurait tenu le commandant de la gendarmerie lors d'une réunion avec les clubs de D1 et D2, mercredi dernier à la gendarmerie, comme quoi Ngaya n'a pas encore porté plainte auprès des services de la gendarmerie. Si le président du club de la capitale est catégorique sur la non responsabilité de ses troupes, il avance avec certitude que « la pierre qui a blessé le jeune Azid serait parti du camp où se trouvait les supporters de Ngaya Club ».  Et le président de renchérir : « Ce qui s'est passé le 5 mars était prémédité par Ngaya Club et une autre personne », qu'il n'a pas jugé utile de citer.


Sur les incidents survenus après que des journalistes avaient vu leur matériel saccagé, là aussi Volcan Club rejette en bloc les accusations d'avoir voulu empêcher la divulgation d'images les compromettant. « Nous n'avons jamais empêché quiconque de faire son travail », avance le coach de Volcan Club. S'ils concèdent volontiers une légère bousculade entre le directeur sportif (Tota) et la journaliste de CRJ la dénommée Américain, les dirigeants de Volcan nie tout acte d'intimidation à l'endroit d'un journaliste quel qu'il soit. « La seule vidéo témoin des événements, a été filmée bien avant les incidents qui ont conduit à la blessure du jeune homme », clarifie El-Mamoune, le Coach de volcan club.


C'est dans cette optique que Volcan Club s'en lave les mains de la disparition tragique du jeune Azid. Sur le plan disciplinaire, le club de Moroni s'est dit consterné par l'amande de plus d'un million à son encontre et qui est en total déphasage avec le règlement en vigueur notamment l'art 11 sur les barèmes des sanctions. En attendant que la commission d'appel s'exprime, le président de Volcan se dit confiant dans la mesure où son club ne  se sent responsable ni sur les faits, ni sur les intentions, et encore moins sur le plan du droit à en croire les conférenciers.


AS Badraoui

 

 


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