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Djibouti : Jeux des jeunes de l'Océan indien Mayotte s'insurge et réclame la reconnaissance de son statut

Djibouti : Jeux des jeunes de l'Océan indien  Mayotte s'insurge et réclame la reconnaissance de son statut © : HZK-LGDC

La 2e tentative, après janvier 2014, de Djibouti pour l'organisation des Jeux des jeunes de la Commission de la Jeunesse et des Sports de l'Océan indien (Cjsoi) a fait un écho réconfortant. En avril prochain, les jeunes de la sous région se retrouveront à Djibouti à l'occasion de la 11e édition de ce prestigieux rendez-vous de la Jeunesse et des sportifs.


Mais, Mayotte, jusqu'à là, traitée par la charte de ces jeux comme entité neutre, est aujourd'hui, 101e département français. L'île s'insurge et réclame en conséquence la reconnaissance pragmatique de son image, innovée. La délégation sportive mahoraise, sous la houlette de Madi Vita, président du Centre régional des œuvres sportives (Cros), compte sortir d'une situation « bâtarde » pour jouir enfin de son nouveau statut (département français), malgré la réticence de la France. La ministre des sports du gouvernement français, « Laura Flessel souhaite cette année envoyer une délégation unique, composée d'athlètes mahorais et réunionnais, filles et garçons, sous une seule bannière, baptisée « France de l'Océan indien ».

 

Si ce scénario périlleux voit le jour, la délégation mahoraise (officiels, staff administratifs et techniques, Jeunesse, artistes, sportifs, musiciens, etc.) se présentera avec divers signes emblématique de bleu, blanc et rouge.

 

Le spectre de la Réunion étincelle à l'horizon

 

Ce qui est interdit par la charte de l'événement. A titre d'information, pour ces Jeux des jeunes, « il n'y a pas d'hymne et la notion de drapeau n'est évoquée que quand on est au podium. Cette attitude flegme et solidaire évite l'humiliation, où seule Mayotte ne pouvait avoir son drapeau national ». Que fera un glorieux athlète mahorais, une fois hissé au podium ?  Et avec la bannière de « France de l'Océan indien », quantitativement, Mayotte pourrait être sous représentée. Au secours, Salim Hafi, ministre des sports et Ibrahim Ban Ali, patron du Cosic, le spectre humiliant vécu à la Réunion en 2015, semble pointer à l'horizon !

 

Bm Gondet   


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