La Gazette

des Comores

Cœlacanthes : Des débuts difficiles pour Hubert Velud

Cœlacanthes :  Des débuts difficiles pour Hubert Velud © : HZK-LGDC

Après une Coupe d’Afrique des Nations globalement jugée décevante, malgré deux points au compteur, les Cœlacanthes des Comores faisaient leur retour sur le terrain samedi dernier face à la Namibie, dans le cadre des FIFA Series. Regroupée depuis le 23 mars, l’équipe présentait un visage très remanié par rapport à celle de la dernière CAN au Maroc. Rajeunie et en mutation, la sélection comorienne a concédé une défaite face à une équipe namibienne pourtant largement à sa portée.


Dès la publication de la liste par la Fédération de Football des Comores, la polémique n’a pas tardé à enfler. Sur les joueurs convoqués, dix n’ont pas pu répondre présents pour diverses raisons. Un contexte qui a rapidement enflammé l’opinion publique. Certains y voient un échec de la fédération, tandis que d’autres ont dénoncé un manque de respect envers les cadres historiques, accusant les dirigeants de vouloir s’en débarrasser. Pourtant, le choix des joueurs relève avant tout du sélectionneur. En fonction des objectifs et de la dynamique souhaitée, la composition du groupe lui appartient pleinement, sans qu’il ait à se justifier auprès des joueurs, quel que soit leur statut ou leur passé en sélection. À titre de comparaison, lors de ces mêmes FIFA Series, la sélection du Mali a enregistré 21 forfaits parmi les 27 joueurs présents à la dernière CAN, sans provoquer une telle polémique. Sur le plan du jeu, les 21 joueurs présents n’ont pourtant pas démérité.

Dès l’entame, le système en 3-5-2 mis en place par Hubert Velud a montré des signes encourageants. En verrouillant le milieu de terrain, les Comoriens ont réussi à priver leur adversaire de ballon et à couper ses circuits de jeu. Pendant une grande partie de la première période, puis tout au long de la seconde, les Verts ont dominé les débats, installant une pression constante dans le camp namibien. Cependant, malgré cette nette supériorité, les coéquipiers d’Akim Abdallah, capitaine du jour, n’ont jamais réussi à trouver la faille. Au terme des 90 minutes, le règlement du tournoi imposait une séance de tirs au but directe. Et à cet exercice, les Namibiens se sont montrés plus efficaces. Tous leurs tirs ont été transformés, tandis que du côté comorien, l’attaquant Ali Aboubacar, pensionnaire des Francs Borains en Belgique, a vu sa tentative stoppée par le gardien namibien Lloyd Kazapua. Une véritable douche froide pour les Coelacanthes, pourtant annoncés favoris au coup d’envoi. 

Si ce revers peut apparaître comme une désillusion pour les débuts d’Hubert Velud, il ne saurait être considéré comme un échec. Dans un contexte de renouvellement, où le sélectionneur souhaite tourner la page et construire une nouvelle dynamique, cette rencontre doit plutôt être vue comme un point de départ. La domination affichée rappelle qu’une supériorité sur le papier ne garantit jamais le succès. Le travail sur les automatismes et l’efficacité offensive reste désormais une priorité, surtout pour une équipe en manque d’inspiration devant le but depuis plusieurs matchs. Attribuer cette défaite à l’absence des cadres serait réducteur, voire malhonnête. Il suffit de se rappeler qu’en octobre 2023, lors du premier match de l’ancien sélectionneur, ces mêmes cadres avaient boycotté la sélection. Cela n’avait pourtant pas empêché une équipe largement rajeunie d’arracher une victoire convaincante face au Cap-Vert, Comme quoi, l’engagement collectif et la dynamique de groupe priment souvent sur les individualités.

Imtiyaz

 

 


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