Alors que les éliminatoires de la coupe d'Afrique des nations 2023 s'approchent, une lettre sortie dans les médias en ligne a créé un vent de panique au sein des supporters de l'équipe nationale.
« Nous avons fait confiance et nous nous sommes investies à fond pour le pays et pour vous. Mais là c'est trop ! On ne peut plus continuer dans ces conditions, donc on arrête ! ». C'est ainsi que se conclut la lettre signée par le manager des Cœlacanthes Kassim Abdallah. A peine sortie, la lettre à fait le tour des réseaux sociaux comme une traînée de poudre, créant la stupeur chacun y allant de son commentaire. Si la lettre porte à la fin le nom du manager elle ne reste pas moins mystérieuse car ne comportant pas de destinataire. Donc elle ouvre toutes les possibilités et les interprétations les plus folles les unes des autres. En tout état de cause et d'après des sources fiables, le document ne devait pas être rendu public. D'où le tollé suscité après la fuite de ce courrier. Parfois on est tenté de dire, pourquoi tout ce tintamarre médiatique alors que les parties prenantes (ministère des finances, FFC, Staff des cœlacanthes) ne se sont pas toujours exprimés sur la question. La raison toutefois, nous oblige à ne pas aborder ce sujet avec l'arrogance du journaliste qui croit tout savoir vu l'enjeu.
Car, s'il y'a un enjeu qui polarise l'opinion publique, celui des Cœlacanthes reste prioritaire. En effet, tout ce qui touche à la bonne tenue de l'équipe nationale devient vite une affaire d'État. Dans la lettre en question, il est reproché au ministre des finances et à la fédération de ne rien faire pour faciliter le travail de la nouvelle équipe. « Vous n'avez tenu vos engagements que jusqu'au match contre l'Éthiopie. Depuis on ne cesse de reculer. Et pire que ça, vous nous freinez au quotidien », s'agissant des contrats du nouveau Staff des cœlacanthes qui ne sont pas encore finalisés.
Sur cette question, une source proche du dossier balaie d'un revers de la main la revendication visée dans ce document. « Ils ont soumis leur demande salariale et c'est normal que les autorités compétentes prennent le temps pour étudier et par rapport aux moyens disponibles », dit-il. Et de continuer : « D'autant plus que sur la question des salaires, il y'a un rapport de 1 à 4 de différentiel par rapport à l'ancien staff de l'équipe ». A l'évidence, nous sommes devant un malentendu. Mais toujours est-il que la sortie de cette lettre a le mérite de poser la question sur la transparence des contrats et des primes de matchs qui font couler beaucoup d'encre à chaque sortie des cœlacanthes.
AS Badraoui
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