Le handball, discipline relativement populaire après le football et la pétanque, est victime d'une rivalité de compétence depuis cinq ans. Cette crise institutionnelle, provoquée par les prétentions des deux frères rivaux, Yahaya Magasto et Laïthi Bacar Kassim, a pris en otage la discipline : Championnat et coupes, assoupis et participation aux compétitions internationales, clouées stupidement. La Cah, à travers une commission ad-hoc, auteur de la conférence de presse tenue à Moroni le week-end, s'efforce de dénouer la crise.
Malgré le passage éclair à Moroni, en fin 2018, des deux hautes personnalités de la Confédération Africaine de Handball (Cah), Mansourou Aremou, président et Charles Omboumahou, secrétaire général, la crise subsiste. Une commission ad-hoc de médiation de sept personnes est mise en place par les médiateurs du continent et le comité olympique. Elle est chargée de revoir les textes qui régissent le handball et de préparer une assemblée générale élective. Ses actions ne paraissent pas concluantes et réconfortantes. L'énième report de la énième assemblée générale élective, escomptée réparatrice et constructive, illustre bien notre thèse.
Pendant ces années de crise, un grand nombre de solutions a été apportée. Mais, en vain. Face à une situation qui s'enracine, Djamalidine, juriste neutre de la commission explique : « On croyait tenir cet assemblée le 9 janvier, puis le 3 février dernier. On a échoué. L'objectif de cette conférence de presse, c'est de justifier ces reports. Les membres de la Cah n'étaient pas disponibles. Aujourd'hui, toutes les dispositions sont prises. L'assemblée générale élective aura bel et bien lieu le 10 mars 2019 prochain ».
Après examen des dossiers des candidatures, il s’avère que celles des deux frères rivaux, Laïthi et Magasto, sont retenues avec d'autres. La commission ad-hoc va-t-elle vers une sortie de crise ou vers l'agonie de la discipline ? « Ce sont les clubs qui élisent la fédération. Mais, cette fois-ci, les élus se conformeront aux textes amendés. A la moindre action arbitraire ou gestion opaque, les autorités interviendront pour éviter de nouveaux conflits d’intérêt ou un acte de malversation. On veillera de près », intervient Djamal, personne-ressource de la commission. Si une telle opération, même salvatrice, n'est pas stipulée dans les textes, ne serait-ce pas un abus d'autorité ?
Avant son départ, Mansourou, avait émis le vœu de voir enfin le retour des Comores sur la scène internationale. « En mars 2019, le Challenge trophée [compétition de l'Océan indien, ndlr] aura lieu à Maurice, Nous voulons applaudir la participation des Comores. C'est indispensable ». Sans fédération, sans compétition, des touristes vont défendre le flambeau national. « Attention, on a tout prévu. Une commission neutre se chargera de la détection, présélection et sélection des joueurs, filles et garçons », a coupé court le président de la commission ad-hoc, Hassan Madi.
Bm Gondet
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