Une défaite qui aurait pu être évitée, c'est le sentiment global qui a prévalu après la défaite des Cœlacanthes (1-3) contre l'Angola mardi dernier au King Zwelithini Stadium de Durban.
Le manque de repos, s'il n'explique pas tout mais, y' est pour beaucoup dans la défaite des protégés de Abdoulkarim Mohamed Bouhari face à l'Angola. Un sentiment de quelque chose d'inachevée anime les coéquipiers de Ibroihim Youssouf "Djudja" qui ont l'impression d'avoir passé à côté de leur match, et ce n'est pas qu'une impression. La première mi-temps fût une aberration pour les protégés de Mohamed Bouhari dit Matthäus. Aucune construction de jeu, des pertes de balles inexpliquées, lourdeurs au niveau des jambes que même taper au ballon devenait problématique. Bouffés par un milieu de terrain angolais très agressif et conquérant dans tout les duels, les verts n'avaient que les fautes et une agressivité non contrôlée pour essayer d'exister dans un match où ils étaient complètement à la ramasse du moins durant la première période. Une absence qui s'est caractérisée par une seule occasion en première période pour les Cœlacanthes. Une percée de Konan, côté droit pour trouver Zidane dans la surface angolaise, malheureusement le tir de ce dernier était très mou pour inquiéter le gardien Angolais Neblu.
Malgré cette domination territoriale des hommes de Pedro Valdemar Soares Gonçalves, le score acquis à la mi-temps n'était que d'un but à zéro. Et encore c'est sur un coup de pied arrêté. Et pourtant ce ne sont pas les atouts qui manquaient à cette équipe composée essentiellement de joueurs issus des deux plus grands clubs du pays, le Petro de Luanda et le Primero Agosto. Deux clubs qui ont déjà connus des finales de coupes Africaines. Les Lepua (meilleur joueur du match), le capitaine Kialonda et tant d'autres sont des joueurs qui ont déjà connus le plus haut niveau national et continental. Pourtant tout au long de la première période, ils ont eu dû mal à trouver la cage de Fahad. N'eut été ce malheureux coup franc à un quart d'heure de la fin, les deux équipes seraient retournées aux vestiaires sur un score nul et vierge. Le fait que la défense comorienne défendait à reculons a créé plus de possibilité pour cette dernière de commettre des fautes aux abords de sa surface de réparation.
La deuxième période a commencé par une volonté manifeste des verts de sortir enfin la tête de l'eau. « Il faut resserrer les lignes, pour empêcher l'adversaire de rentrer à l'intérieur », leur a rappelé le coach Bouhari. Le discours distillé par l'entraîneur de Silex durant la deuxième période c'est un autre match qui débute. « Il faut vous dire que tout est possible » lance-t-il. C’est par ce discours qui a sonné le réveil des verts durant la deuxième mi-temps. Malheureusement, cinq minutes après l'entame de la deuxième mi-temps, les Comores ont encaissé un deuxième par penalty sur une erreur du gardien, qui a confondu vitesse et précipitation.
En tout cas les trois changements effectués par le coach des verts Bouhari, 10 minutes après l'entame ont complètement remodelé le visage de l'équipe. Nassim, Raidou et Soubi ont complètement transformé la physionomie de la rencontre. Étant dans un jour, les angolais n'ont pas perdu le fil, même dans les phases de temps faibles. C'est d'ailleurs dans ces moments qu'ils ont corsé le score en le ramenant à 3 buts à zéro. La rentrée de Sadad en remplacement de Djudja pour permettre à l'équipe de garder la balle à apporter ses fruits. Déjà en forme depuis son entrée en jeu, Nassim Ali, le petit lutin de bonbons a profité de sa vivacité technique et d'un moment d'égarement de la défense des Palancas pour marquer l'unique but des verts dans cet après-midi cauchemardesque. Les joueurs locaux ont encore deux matches pour espérer égaler dans premier temps (1/4 de finale) voir battre la précédente performance des Comores dans cette compétition.
AS Badraoui
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