Le 2e feuilleton de la série ''bras de fer'' entre la Ligue de Ngazidja, ses commissions juridictionnelles et Mhoussine Bacar, un élu de la Fédération de Football des Comores, se poursuit. Hier s'est tenue une conférence de presse, à Moroni. Le conférencier, Dr Daroueche Ahmed, purge une sanction de deux ans. Convaincu d'être victime d'un complot, il se prépare à se défendre, légitimement.
Le Dr Daroueche Ahmed Mohamed, président de la Ligue de Ngazidja, suspendu pour une durée de deux ans de toute activité footballistique par la Commission Nationale d’Éthique, a tenu à alerter l'opinion publique et les sportifs de la manœuvre dont il croit être victime. « Les Commissions juridictionnelles de ma propre Ligue ont planifié cette triste situation. Ils ont bénéficié du soutien de Mhoussine Bacar et d'autres élus. J'ai tout fait pour éviter le scandale. Les adversaires n'ont pas voulu me comprendre », s'est défendu Dr Daroueche. L'objectif de son engagement à la tête de l'instance du football régional était de promouvoir la discipline. « Ma principale préoccupation était de développer le football, et rehausser le niveau des joueurs de Ngazidja. Je suis sur la bonne voie : 2 trophées, 13 joueurs retenus dans le Chan et 6 dans les Cœlacanthes. Aucun club (D3, D2 ou D1) ne dira le contraire ».
Les deux élus de la Ligue (Jimet et Chatoi), suspectés de fraude sur des rapports, sont aussi suspendus de deux ans et la Ligue dissoute. Le conférencier réagit : « Nous sommes des élus. Une Commission n'est pas apte à dissoudre une instance élue. Si un élu commet une faute, on ne dissout pas son instance. Blatter est parti, mais la Fifa est toujours fonctionnelle. Seule une assemblée générale peut dissoudre une institution ». Quand Said Ali était membre de la Ffc, quel était son rôle ? « Avec Said Ali, tout allait bien. Mhoussine arrive, tout est perturbé. Il manipulait nos Commissions juridictionnelles pour des fins personnelles. Et cela, tout le monde le sait », a coupé court l'ancien président de la Ligue. On se demandait si les membres des commissions, dénoncées ici, étaient intègres. « Jamais. Certains fraudaient pour les intérêts de leur équipe. J'étais en quelque sorte l'obstacle. Je suis devenu leur ennemi ». Il conclut : « Je respecte le verdict de la Commission Nationale d’Éthique, mais je revendique le droit de me défendre en assemblée générale ».
Bm Gondet
Encadré
Joint par téléphone, Mhoussine Bacar déclare : « Je prends acte de la décision de la Commission Nationales d’Éthique. C'était un engagement partagé. Certains de mes collègues n'ont pas voulu aller jusqu'au bout, probablement pour des raisons électorales. Lors de ma campagne électorale, j'avais promis de mettre fin à tout acte non conforme et d'engager des réformes et du changement. La Ligue était mouillée dans beaucoup d'affaires louches. C'était mon combat ».
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