La Gazette

des Comores

Commissaire du match, un maillon essentiel de la chaine

Commissaire du match, un maillon essentiel de la chaine © : HZK-LGDC

C’est en quelque sorte la cinquième roue du carrosse. Après les quatre arbitres, le commissaire du match constitue le cinquième officiel dans un match de football, il n’en est pas moins le maitre des horloges. Le commissaire du match est le représentant de l’instance (district, ligue, fédération) qui organise les compétitions comme stipulé par l’article 136 des règlements généraux.


Le commissaire de match doit être une personne qui jouit d’une probité irréprochable et d’une impartialité parfaite. Le commissaire est le garant du respect des dispositions réglementaires qui régissent le football dans un territoire donné. Aux Comores, le commissaire du match est un exercice peu connu et pourtant bien ancré dans le paysage du sport et du football en particulier. « Le commissaire est spécialement chargé de veiller à l’application du règlement de l’épreuve et à la bonne organisation des rencontres. Il veille à l’observation des dispositions d’accès des porteurs de cartes et d’invitations dans le stade ».

Incarné par des personnalités (Salim Tourqui, Omar Hassane Ali, Bouhtane Saïd Chamasse …) ayant occupé des responsabilités ou qui continuent à le faire dans le football comorien, le poste de commissaire du match est indéniablement lié à la réussite d’un match de football. Si nombreux sont, ceux qui se sont distingués dans le rôle de commissaire du match, un nom par contre revient sans cesse dans l’imaginaire collectif, celui de Msahazi Soilihi. Figure emblématique voir tutélaire, Msahazi continue à trainer sa silhouette dans les salles de formation et les différents terrains de jeu pour prêcher la bonne parole. A la fois aimé et détesté, il ne laisse personne insensible. Les uns et les autres se rejoignent sur un point. « Sans lui on ne sait pas ou en serait aujourd’hui. Il est le seul actuellement à maitriser les rouages les plus secrets de notre métier » nous a confié un des ses élèves qui a requis l’anonymat.

Les jeunes formés par le doyen comme on le surnomme commencent peu à peu à émerger dans son ombre. A Ngazidja ils n’étaient pas moins de vingt-sept (27) commissaires à exercer lors de la saison 2022-2023, à commencer par le doyen d’âge, Youssouf Abdillah Libasse, une figure très connue dans le milieu du football mais aussi dans l’enseignement qui est son corps d’origine. Derrière lui, des nouvelles têtes commencent à pointer leur bout du nez. Moussa Elhadji Moorea et d’autres en font partie de cette nouvelle génération. Titulaire d’une licence en droit, obtenue à l’Université des Comores, il est actuellement chef de service commercial chez l’opérateur national de télécommunication. La trentaine, il a débuté sa carrière de commissaire du match en 2017. Cette année, il a été choisi pour officier lors de la finale de la Coupe des Comores entre Alizé Fort et Étoile du Centre, une apothéose. Au côté des Mouktafi Bacar, Kartoibi Mondoha, Charifa Saïd Mmadi, Maissara Mohamed … Moussa Moorea incarne la nouvelle génération de commissaires du match, qui doit prendre la relève des anciens qui sont presque au terme de leur carrière.

Imtiyaz

 

 

 


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