La contre-offensive de Youssouf Ali Djae, vice-président du Comité Olympique et Sportif des îles Comores (Cosic) ne prête à aucune confusion. Il réagit par rapport aux critiques, qu'il qualifie de « gratuites et destructives » dirigées contre l'institution, «mise en place par les fédérations sportives nationales», dont il est membre.
« Une assemblée générale élective a eu lieu. Le comité directeur a bénéficié de la confiance des fédérations sportives. Certains membres ont été reconduits et d'autres, élus », clarifie le vice-président en guise d'avertissement. Il a rappelé aussi qu'un émissaire du Comité Olympique International (Coi) et de l'Association des Comités Nationaux Olympiques d'Afrique (Acnoa) avait supervisé les scrutins. Alors, il dénonce : « Il est malhonnête aujourd'hui que des personnes malintentionnées saisissent des instances internationales, en l’occurrence le Coi et l'Acnoa, pour demander la destitution du Cosic sur la base d'une pétition, signée par une partie de ces mêmes fédérations qui ont accordé leur confiance au comité directeur pour un mandat de 4 ans. C'est ridicule ».
Et pourquoi ce volte-face des 14 fédérations pétitionnaires ? « Ce qui est sûr, nous n'avons pas reçu des revendications de quelque nature que ce soit. Je pense que c'est une frustration d'une seule personne, appuyée par d'autres qui sont au ministère des sports pour déstabiliser le Cosic et ternir l'image du sport. Nous sommes élus. Nous entendons œuvrer pour le bien de la Jeunesse et du Sport comorien' », réagit Youssouf Ali Djaé, en guise de contre-attaque.
Un ministère doit fédérer, mais non diviser
Les fédérations, membres du Cosic, auraient été saisies pour présenter, dans les meilleurs délais, leur plan d'action annuel afin que l'institution puisse travailler ensemble pour le développement de la Jeunesse et du sport. « Hélas ! Force nous est de constater qu'au jour d'aujourd'hui, on n'a reçu aucun dossier », regrette notre interlocuteur. Il fait comprendre aussi que l'instance qu'elle représente n'entend pas s'immiscer dans le fonctionnement des différentes fédérations. Mais, il doit exercer un droit de regard ». Le Cosic entend développer une relation avec les fédérations sans distinction. Le ministère des sports, en tant qu'un institution, doit fédérer l'ensemble des sportifs comoriens mais non les diviser au détriment de la Jeunesse et des disciplines sportives », conclut-il. Peut-on avoir raison quand l'autre ignore qu'il a tort.
Bm Gondet
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