C’est en tout cas quelque chose qui était dans l’esprit des principaux concernés. Les athlètes boullistes savaient qu’à moins d’un tremblement de terre, l’ambassade de France à Moroni n’allait pas leur accorder le fameux sésame (visa), qui leur aurait permis d’entrer sur le territoire français, et par conséquent de participer au championnat du monde qui faisait son retour en France.
Le plus dérangeant dans tout ça n’est pas le fait que la représentation diplomatique française n’ait pas accordé de visa aux athlètes comoriens, tout le monde le savait, que déposer une demande de visa comme on envoie une lettre à la poste a peu de chance d’aboutir à une réponse positive à moins qu’un « costume » n’intervienne, comme on dit chez nous. Ce qui choque dans cette histoire, c’est la quasi-absence d’une réaction officielle (gouvernement) du moins à notre connaissance, ne serait-ce que poser la question du pourquoi, alors que les autorités avaient pris l’engagement d’accompagner la Fédération à partir du moment où les visas leur seraient accordés. Problème, depuis c’est silence radio du coté du ministère de tutelle, et du Comité Olympique et Sportifs des Iles Comores (COSIC).
Plus étonnant, jusqu’à hier les dirigeants de la pétanque comorienne n’avaient encore fait aucune déclaration officielle expliquant les raisons de ce refus. A en croire une source interne de la fédération, l’heure n’est pas au grand déballage. « Nous sommes dans l’attente du remboursement des deux millions que nous avions versé aux organisateurs à partir du moment où le gouvernement s’était porté garant de notre participation. Cet argent nous aurions pu l’utiliser dans des activités utiles au développement de notre sport », nous a confié notre interlocuteur.
Alors que les Comores brillaient par leur absence, le grand voisin malagasy faisait son retour après trois ans d’absence dans ce grand tournoi mondial. Et bien leur a pris, après avoir éliminé la France (alors championne du monde en titre) de Dylan Rocher, Madagascar a perdu en finale (13-11) face à l’Italie de Diego Rizzi, qui a remporté son quatrième titre mondial après, 1975, 1978, 1979. Cette défaite contre les transalpins, loin de démotiver les malgaches, a redonné de la confiance à Daniel Rakototondrainibe « Zigle », qui a remporté le titre très convoité de champion du monde du tir de précision (46-32) face au Hongrois, Nagy Laszlo.
Imtiyaz
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC