La Gazette

des Comores

C'est le flou autour de la préparation des athlètes comoriens

C'est le flou autour de la préparation des athlètes comoriens © : HZK-LGDC

Nous sommes à un peu plus de cinq mois des 11èmes Jeux des îles de l'océan indien qui vont se dérouler à Madagascar du 23 août au 3 septembre prochain. Les amateurs de sports ne cessent de s'interroger sur la participation des îles de la lune à ce grand rendez-vous régional, surtout que jusqu'à maintenant c'est silence radio au niveau du gouvernement.


Après l'épisode des athlètes qui n'ont toujours pas touché leurs primes de participations aux 12èmes jeux des jeunes de l'océan indien, les sportifs comoriens sont confrontés à une autre problématique, celle de la préparation de nos athlètes en vue de leur participation aux prochains jeux des îles de l'Océan indien. Aucun calendrier s'agissant des préparatifs n'a été mis en place, au mieux divulgué par le ministère de la jeunesse et sports. Une attitude qui interroge, même pour les connaisseurs les plus avertis sur ce genre d'événement. « Avant de parler de préparation, il y a le problème de la commission censée planifier tout ça qui n'est toujours pas mise en place » regrette un cadre du Comité Olympique et Sportif des Comores (COSIC).

 

En effet, pour une préparation optimale des athlètes, le ministère de tutelle est censé mettre en place une structure devant être le relais entre le gouvernement, principal pourvoyeur de fonds et les différentes associations membres du COSIC pour élaborer ensemble le programme idéal pour mieux préparer les athlètes. Chez nos voisins, un budget inclus dans le budget total des jeux est débloqué en amont pour permettre aux différentes fédérations de savoir avec quelle marge budgétaire elles vont fonctionner pour la préparation de leurs athlètes jusqu'au jour du rassemblement général.  Et ce n'est pas que théorique. Depuis des mois des athlètes sont envoyés un peu partout dans le monde pour peaufiner leur préparation physique, les malgaches étant les plus entreprenants. On y trouve des sportifs de la grande île en Chine, en France, au Sénégal, pour ne citer que ces trois pays.

 

Plus proche de nous, des Karatéka mahorais sont dans nos murs depuis une semaine avec toujours  le même objectif, mieux se préparer à l'approche des jeux. La question que bon nombre d'observateurs se posent, c'est celle de la volonté réelle des autorités à faire du sport une priorité parmi tant d'autres dans le développement du pays. Ce manque de volonté, s'accompagne aussi d'un manque de vision dans les choix d'investissement avec le peu de moyen que l'Etat consent à donner. L'année dernière c’est un peu plus de 500 millions de nos francs que l'Etat a déboursé pour accompagner l'équipe nationale de football, les Cœlacanthes. Une somme dérisoire ailleurs mais conséquent chez nous. Malheureusement cette somme est inégalement répartie.

 

Tous les ministres en charge du sport depuis l'avènement des Cœlacanthes il y a un peu plus de dix ans, semblent avoir fait une croix sur les autres disciplines à tort. Ce penchant de l'Etat ne favorise pas l'émergence d'autres sports, qui sont eux même au départ très limités financièrement. Cette réalité traduit l'échec des ministres successifs à mettre en place une vraie politique de développement du sport dans sa globalité. On se pose la question du pourquoi un ministre de sport quand on sait que tout ce qui est lié aux Cœlacanthes est directement géré par la présidence de la République.

 

AS Badraoui

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.