La Gazette

des Comores

CAN-2021: Ben Boina, héros malgré la défaite

CAN-2021: Ben Boina, héros malgré la défaite © : HZK-LGDC

Les Comores ont joué leur deuxième match de cette Coupe d’Afrique des Nations contre le Maroc. Les Cœlacanthes ont perdu 2-0 mais le match a été marqué par les exploits de Salim Ben Boina, auteur d’un match exceptionnel


Tel un Leonidas (roi de sparte), mort dans la bataille des thermopyles (480 av-jc), Salim Ben Boina restera dans la mémoire collective comme celui qui a bataillé pour retarder ce qui devait arriver. Dépassés dans tous les compartiments du jeu, les Cœlacanthes n’avaient que leur dernier rempart pour retarder l’échéance. On ne sort rien de bon dans la défaite aime bien dire Habib Beye, ancien international sénégalais et commentateur attitré sur la chaîne Canal+. La performance monumentale de Salim Ben Boina vendredi dernier lors du match des Coelachantes contre les lions de l’Atlas force le respect. Héroïque, c’est le mot qui ressort de la bouche des commentateurs pour qualifier le match de Salim Ben Boina, le gardien des Coelachantes pour son match contre le Maroc. Le gardien de but de l’US Endoume, 5e division française a écœuré ses adversaires 90 minutes durant. N’eut été sa performance (XXL), les Comores auraient sombré face à ce grand favori de cette CAN 21. 

 

Avec 9 arrêts et un penalty arrêté ont fini de convaincre la CAF de lui attribuer le titre de MVP, homme du match de la rencontre malgré la défaite. Faut-il le rappeler que ce trophée est toujours attribué au meilleur joueur de l’équipe vainqueur. Cette exception vient donc confirmer tout le talent de ce pur produit de l’école marseillaise. S’il n’a pas eu la chance d’évoluer au plus haut niveau, ce n’est pas le talent qu’il en a empêché.

 

Né en 1991 dans la Busserine dans les quartiers Nord de Marseille. Il aurait pu choisir, le tennis, le basket, où il préformait tout autant que le football. Mais, c’est dans le ballon rond qu’il a choisi de faire carrière. De Bonneveine en passant par l’AS Gardanne, FC Martigues et l’Athletico Consolat, Ben Boina a toujours eu le souci d’améliorer ses performances. Champion de France de Beach-soccer à 3 reprises (2011 à 2013) avec le BT Marseille. C’est sous les couleurs de Consolat qu’il a réalisé son rêve d’intégrer la sélection nationale à partir de 2015. Pour sa 15e cape avec les verts, Ben Boina a éclaboussé la rencontre de tout son talent.

 

Titularisé à la place d’Ali Ahamada, le gardien originaire de Foumbouni  s’est mis le public comorien dans la poche. Si les Comores ont encore une petite mais, infime chance de se qualifier de s’en sortir en essayant d’accrocher l’une des quatre places (3e place) qualificatives pour les 8e de finale, c’est grâce à Ben Boina, même si l’intéressé s’en défend de tout acte héroïque. C’est une performance à mettre au crédit du collectif dit-il en substance au micro de canal+. « J’aurais le temps de savourer ce trophée mais, l’essentiel en ce moment c’est le collectif », lance-t-il.

 

Amorphes et sans solution contre le Maroc, les verts doivent s’inspirer de la performance de leur gardien pour trouver les moyens de se qualifier au tour suivant. Depuis le début du tournois, les protégés d’Amir Abdou n’ont rien produit de consistant sur le terrain. Aucun fond de jeu, la relation milieu-attaque pourtant point fort de l’équipe et quasi inexistante. Isolé en attaque Ben Fardou a du mal à exprimer tout son talent. Accroché par le Gabon (1-1), le Ghana  ne plus l’ogre qui marchait sur ses adversaires, c’est une équipe fébrile et pleine de doute. Aux Coelachantes de savoir par quelle bout la prendre pour continuer à faire rêver les comoriens. Gagnez ou perdez mais faites nous plaisir, jouer comme vous savez le faire.

 

AS Badraoui

 


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