Jeudi 2 septembre dernier, Aida Yahaya, directrice de la société immobilière I2A et partenaire numéro 1 de l'Union sportive de Zilimadjou a reçu dans ses locaux le club de football pour se congratuler avec les membres de l'équipe pour avoir remporté le titre de champion des Comores cette saison. Cette dernière appelle les autres entreprises à accompagner le sport au niveau local en particulier le football.
Elle est une des premières femmes dirigeantes d'une société privée qui s'intéresse au football masculin au niveau local en effectuant l'année dernière un partenariat avec l'union sportive de Zilimadjou (USZ). Elle est parmi ceux qui croient aux talents des jeunes qui, en dépit des maigres moyens techniques et financiers, se battent pour exceller dans le football. « Nos encouragements et accompagnements ne devront pas se limiter uniquement aux cœlacanthes. Le sport au niveau local a besoin d'un peu plus d'accompagnement. Surtout les joueurs qui avec si peu de moyens arrivent à faire beaucoup. Donc nous devons également appuyer les clubs sportifs locaux, en équipement et sur d'autres projets qui peuvent leur permette d'aller très loin. Je pense que nous pouvons les propulser beaucoup plus. Et j'invite d'autres partenaires à accompagner cette équipe car les joueurs commencent à briller au niveau local avant de briller au niveau international », soutient Aida Yahya, directrice de la société I2A.
Cette idée d'accompagnement des clubs sportifs locaux est appuyée par Mhoussine Bacar, président du club Bonbon Ndjema qui explique que beaucoup de clubs se démotivent à cause des moyens. « Depuis l'année dernière, les résultats du partenariat entre I2A et Bonbon Ndjema sont parfaits. Et cette année, c’est encore mieux car nous sommes champions. Et je peux dire que si les autres clubs n'arrivent pas à s'épanouir c'est à cause du manque de moyens. La crise de la covid-19 a bouleversé le monde sportif et a étouffé plusieurs clubs. Alors que si les clubs avaient des soutiens financiers ou moraux, ils arriveraient peut-être à surmonter cette crise sanitaire sur le plan sportif », indique-t-il.
Le succès du sport comorien ne se limite pas sur les victoires dans les terrains mais sur le système éducatif. « Des jeune ont intégré le club depuis la classe de 4e. Certains ont déjà eu leur baccalauréat et d'autres ont fini leurs études supérieures. C'est l'équipe qui a appuyé ces jeunes dans leurs études pour dire qu’à part le sport, nous avons d'autres projets », souligne Abou Soundi, le directeur sportif de l’USZ. Pourquoi choisir de soutenir le club de Zilimadjou, Aïda Yahya dit avoir vu dans l'équipe l'engagement et l'envie de gagner et en eux ce n’est pas tout juste la victoire qui les intéresse mais c’est valoriser également le pays à travers le sport.
Kamal Gamal
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