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des Comores

Ayouba Moussa, DTN du Football Comorien La catégorie des jeunes a une place de choix dans notre stratégie de développement

Ayouba Moussa, DTN du Football Comorien  La catégorie des jeunes a une place de choix dans notre stratégie de développement © : HZK-LGDC

Nommé Directeur Technique National du Football comorien au temps du Comité de Normalisation, Ayouba Moussa vient d'être confirmé il y a quelques mois à son poste par le Comité Exécutif de la FFC. Et pour lui, la place des jeunes est très importante pour le développement du football comorien. Interview


Cela fait quelques mois que votre mandat à la tête de la direction technique nationale a été renouvelé. Quels sont les objectifs à court et moyen terme pour le développement du football local ?

 

Ayouba Moussa : En effet ça fait quelques mois que je suis en place. La Direction Technique Nationale a comme objectif à court et moyen terme de développer le football de base. J'ai commencé une mission depuis l'année dernière, qui est la création d'Ecoles pilotes (6-12 ans) dans les 3 îles. Un projet qui consiste à avoir 15 écoles pilotes au niveau national 7 à Ngazidja, 5 à Ndzouani et 3 à Mwali. Elles vont être fournies en matériels et un programme de formation sera dispensé aux éducateurs pour avoir le maximum de bons résultats. Ces écoles seront entièrement prises en charge par la FFC sous la supervision de la direction technique nationale qui organisera des rencontres tout les trimestres pour voir si le cahier de charges est respecté. Bientôt, on organisera une journée nationale des écoles de foot où on va leur livré un livret éducateur qui contient tout le programme d'éducation qu'ils doivent inculquer aux jeunes dans ces différentes écoles. Si ces jeunes sont bien encadrés, on peut espérer que d'ici quelques années on puisse avoir des jeunes issus des ces écoles dans les équipes nationales des jeunes, pourquoi pas en sélection A.

 

Qu'en est-il de la formation des cadres ?

 

A.Y : Bien évidemment tout ça ne pourra se matérialiser que si nous avons des bons cadres. C'est notre deuxième chantier. Jusque là, nous n'avons fait que des séminaires. On espère lancer bientôt des formations diplômantes à l'endroit de nos entraîneurs en conformité au nouveau standard de la CAF en matière de formation. La confédération africaine de football a mis en place une plateforme dédiée aux DTN pour avoir accès aux différentes formations existantes notamment les diplômes B et C de la CAF. Il faut monter tout un dossier, c'est pourquoi la formation est très importantes pour nos éducateurs. Notre objectif est de faire augmenter le nombre de nos instructeurs qui ont des licences CAF. Il est inconcevable que les Comores ne possède que deux personnes avec une licence B de la CAF. Évidemment, c'est un programme qui est transversal qui englobe et le football masculin et féminin sinon ça aurait aucun sens.

 

Quelle est la place des jeunes dans votre politique de développement. Et justement ou en sommes-nous avec le championnat scolaire qui est aussi un programme panafricain ?

A.Y :
Vous savez qu'un DTN a pour mission surtout de faire développer le foot local, plus particulièrement le football de base. La catégorie des jeunes a une place de choix dans notre stratégie de développement. Il y 'a une demande de la CAF sur le foot scolaire qui me prend énormément de temps. Nous allons démarrer d'ici peu (juin) un championnat scolaire dans les trois îles. Six équipes (filles et garçons) pour Ngazidja et Ndzouani et quatre pour Mwali. Les champions de chaque île vont se rencontrer dans une phase nationale et les deux champions représenteront notre pays dans une phase zonale au niveau de la CAF. C'est une compétition financée par la CAF à travers la Fondation Motsepe qui a débloqué 10 millions de dollars pour la réalisation de ce projet cher au président de la CAF. Un programme qui inclut aussi un volet éducation qui est la protection des mineurs et la promotion des jeunes filles dans le football. C'est un travail que je fais en collaboration avec le Comité Exécutif, plus particulièrement Said Bouhtane et Abdoulatuf Mohamed respectivement chargés du football de jeunes et du football féminin.

 

Les cœlacanthes ont pris une autre dimension depuis la dernière CAN, quelle relation entretenez-vous avec le nouveau sélectionneur ?

 

A.Y : Vous savez que les Cœlacanthes c'est notre vitrine, notre porte drapeau et notre fer de lance. Ils ont pris une dimension telle qu'aujourd'hui on est très considéré à l'extérieur. C’est pourquoi il faut faire quelque chose sur le plan local pour rehausser le niveau de notre football, faire en sorte que notre championnat puisse avoir de la valeur au niveau international. En ce qui concerne ma relation avec le sélectionneur, nous entretenons une bonne relation. Depuis qu'il a pris ses fonctions, on s'est entretenu plusieurs fois. Nous avons organisé au lendemain du match contre l'Éthiopie un séminaire en présence du manager général et du nouvel adjoint Djamel Bakar. On a mis en place un canal pour permettre au sélectionneur d'avoir une relation directe et permanente avec les entraîneurs locaux. Nous nous sommes convenus que ces derniers puissent prendre part à certaines séances d’entraînements des Cœlacanthes, une manière de découvrir une autre façon de travailler qu'on n’a pas forcément l'habitude de voir chez nous. On s'est mis d'accord aussi qu'ils puissent y avoir des ramasseurs de balles lors de ces mêmes séances pour permettre aux jeunes de voir de près leurs idoles ce qui peut créer des ambitions pour ces jeunes.
Mais il faut savoir aussi que la Direction Technique nationale et le sélectionneur ont deux rôles distinct, par contre un pont doit toujours exister entre les deux. Nous, on s'occupe des équipes nationales des jeunes et du football féminin. Mais il faut savoir que ces jeunes ont comme ambitions de rejoindre l'équipe nationale A, d'où la nécessité de maintenir cette relation. C'est une relation horizontale entre le DTN et le sélectionneur. Il est important de clarifier les choses. Un DTN est celui qui prépare l'avenir, il travaille dans un  processus à long terme contrairement au sélectionneur qui travaille pour avoir des résultats dans l'immédiat.

 

Propos recueillis par AS Badraoui

 

 


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