La Gazette

des Comores

Atelier sur le journalisme de sport / Fair-play sur le terrain mais aussi sur le papier

Atelier sur le journalisme de sport / Fair-play sur le terrain mais aussi sur le papier © : HZK-LGDC

La Fédération de Football des Comores (Ffc) a organisé à Moroni, hier lundi 26 novembre, sous la houlette de son chargé de communication, Fayssoile Moussa, un atelier d’échange et de renforcement des capacités des journalistes sportifs. Une quarantaine de spécialistes du domaine (presse écrite, radio, télévision et web) ont partagé une journée enrichissante.


Le fair-play aussi bien sur le terrain que sur le papier. La conduite honnête est de rigueur pour quiconque aspire à devenir journaliste sportif. Dans cette optique, le Cnpa et la Ffc ont organisé un atelier sur le journalisme de sport. Par définition, un journaliste sportif est celui qui assure la couverture médiatique des rencontres sportives : coupes, championnat et/ou simples tournois. Dans la presse écrite, il analyse les enjeux avant l’événement et le résultat de celui-ci, tandis qu’à la radio et/ou à la télévision, il joue le rôle de spectateur actif et commente l’événement.

 

Quatre intervenants, dont l'animateur Tafaouti Kaskarino, le chargé des programmes et du développement du football auprès de la Ffc, Msahazi Solihi, le chargé de communication à la Ffc, Fayssoile Moussa, le conseiller technique auprès du Conseil National de la Presse et Audiovisuel, Saindou Kamal Eddine, et le pionnier de l'Association Comorienne des Journalistes Sportifs et coordinateur du département du sport à Al-watwan, Elie Djoumoi ont encadré cet atelier d’échange et de partage.

 

« La Ffc est l'institution-ressource du football national. Elle délègue ses pouvoirs à des instances insulaires qui, elles, collaborent avec diverses commissions spécialisées, techniques et juridictionnelles. Elle privilégie la communication. Donc les journalistes sont ses principaux partenaires », rapporte Msahazi. A ce titre donc, le journaliste sportif doit informer et relater les événements auxquels il assiste tout en apportant un regard critique.

 

Kamal Eddine Saindou salue le tournant médiatique qui fascine un public enflammé et exigeant : « Je connais le sport à travers les médias. L'intégration des éléments de la diaspora dans les Cœlacanthes a crée une ferveur, un patriotisme. Pour mieux faire face à l'exigence d'un public bien engagé, les médias doivent être performants ». Pour être efficace aussi, un journaliste doit être un bon analyste sportif, s'ouvrir aux nouvelles technologies et avoir une excellente maîtrise de la langue. « Je trouve que c'est un bon départ pour les chroniqueurs sportifs. J'ai enrichi mes connaissances. Dispenser des formations aux journalistes permettra, une fois sur le terrain, d'exercer avec maîtrise et efficacité leur responsabilité. Cette formation m'incite à m'inscrire dans une université pour mon Master, avec comme spécialité le sport », nous murmure Moinadjoumoi Papa Ali, journaliste de l'Ortc.

 

Les intervenants rappelleront la nécessité pour un journaliste sportif de rester objectif, éviter d’être trop « supporter » et surtout être doté d’une bonne culture sportive, connaissant parfaitement le milieu et ses règlements. « Avant de déclarer clos l'atelier, je vous signale que nous ferons de notre mieux pour renouveler tous les ans cette rencontre de partage », a conclu Fayssoile Moussa.


Bm Gondet

 


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