La communication institutionnelle électorale au centre d'une séance de formation et d'échange organisée par le conseil national de la pesse et de l'audiovisuel avec l'assistance technique de l'ECES. Une séance qui entre dans le cadre des activités de suivi et évaluation du processus électoral.
Les objectifs de cette séance sont l'échange sur les points forts et les carences de la communication institutionnelle et interinstitutionnelle des organes de l'État chargés des élections. Il s'agit également d’identifier des solutions en communication aux problèmes révélés au cours de l'évaluation sur la base des bonnes pratiques internationales et du contexte spécifique du pays.
Il faut noter que parmi les constats faits au cours de la table ronde tenue au mois d’août, figure le déficit énorme en matière électoral. « Échanger sur la communication institutionnelle et interinstitutionnelle équivaut à soulever les points forts qui ont caractérisé cette communication, équivaut également à souligner les carences, les insuffisances et les manquements qui se sont manifestés », a souligné Mohamed Boudouri président du Cnpa.
« Les bonnes pratiques et les principes internationaux reconnaissent pleinement la centralité de la communication et de l'information à travers la protection accordée à la liberté d'expression à la liberté de la presse ainsi qu'au droit d'accès à l'information », fait savoir Gorka Gamarra responsable de l'ECES aux Comores. « Dans cette phase post-électorale, ECES à travers le projet PACT II, financé par l'Union Européenne, poursuit sa collaboration avec les institutions de l'État chargées des élections, par rapport à une pluralité de volets d'action selon l'approche du cycle électoral.
Dans ce cadre, la communication institutionnelle, le renforcement du rôle des médias dans le processus électoral (…) ainsi que la consolidation de la profession journalistique ont été jugées comme prioritaires au cours de l'évaluation du processus électoral », a-t-il ajouté.
« Cette formation vient à point nommé parce que, elle va permettre le renforcement des capacités de nos journalistes mais également elle va accompagner les activités programmées dans ce processus », a indiqué Mohamed Daoudou ministre de l'intérieur, chargé des élections. Le premier flic a tenu à annoncer la mise en place depuis la semaine dernière d'une commission de coordination mais également une commission d’éthique et de transparence qui est composée d'après-lui par des personnes issues des médias, de la société civile et de l'administration électorale.
Une commission d'éthique qui aura comme mission de faire la lumière afin de situer la responsabilité de tout un chacun au processus électoral. « Cette commission tiendra des audiences publiques, les médias seront appelés à la contribution pour la sensibilisation », a-t-il dit.
Maoulida Mbaé
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