Dans une correspondance officielle datée du 8 juin 2026, le président Azali Assoumani, répond à une demande du parti JUWA concernant l’évacuation sanitaire de l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Tout en se montrant attentif, il insiste sur le respect des procédures légales et du cadre médical, loin de toute « politisation ».
Dans une lettre adressée au secrétaire général du parti JUWA, Hassane Ahmed El-Barwane, le Président de l’Union affirme avoir reçu « avec toute l’attention requise » la demande d’évacuation sanitaire de l’ancien chef de l’État, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Dès les premières lignes, le chef de l’État indique qu’il « accuse réception » de la correspondance datée du 25 mai 2026, par laquelle il est « très solennellement » sollicité pour faciliter une prise en charge médicale à l’étranger de l’ancien président. Une requête à laquelle il dit accorder « toute la considération nécessaire ». Cependant, le locataire de Beit Salam rappelle que ce type de procédure « relève purement de la législation en vigueur et des avis médicaux ». Il souligne que les décisions liées à la santé des détenus, notamment en cas d’évacuation sanitaire, doivent impérativement s’inscrire dans un cadre légal strict et reposer sur des expertises médicales rigoureuses.
Dans cette optique, le président insiste sur la nécessité d’un traitement « dans un cadre humanitaire strict », tout en mettant en garde contre « la politisation et la médiatisation » de ce dossier. Selon lui, ces éléments « nuisent et perturbent la sérénité » indispensable à une prise de décision objective. Le chef de l’État précise également que « les conclusions des expertises médicales seront décisives » et serviront de base aux autorités compétentes pour toute éventuelle décision. Une manière de rappeler que l’exécutif ne saurait agir en dehors des mécanismes institutionnels établis. À travers cette réponse, la présidence adopte une position « attentive » à la situation de l’ancien président. Elle dit éviter toute prise de décision précipitée, en privilégiant une approche fondée sur les « avis médicaux » et les textes en vigueur. Ce courrier vient ainsi clarifier la position du sommet de l’Etat dans un dossier sensible, où se croisent enjeux humanitaires, juridiques et politiques.
Pour rappel, le 5 mai dernier, le médecin personnel de Sambi avait été appelé en urgence à la résidence de l’ancien président, son patient ayant été victime d’une crise d’ « asthénies généralisées ». Depuis, son état de santé est jugé préoccupant et nécessiterait une évacuation sanitaire à l’étranger. Une requête suivie par une contre-expertise médicale qui a duré plusieurs jours et dont les conclusions devraient être communiquées la semaine dernière au parquet général.
Mohamed Ali Nasra
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