La réception provisoire des ouvrages de protection du littoral de Djoiézi a eu lieu mardi 22 septembre à Bonovo. Le dispositif, réalisé dans le cadre du Projet de Relèvement Post-Kenneth et de Résilience, comprend deux digues totalisant 650 mètres ainsi qu’un épi destiné à agir sur le déplacement du sable.
À Djoiézi, la protection du littoral se concrétise avec la mise en place de nouveaux ouvrages. Les infrastructures réalisées pour réduire l’exposition des populations et des infrastructures aux effets de la mer ont fait l’objet d’une réception provisoire mardi 22 septembre, à Bonovo, en présence des autorités insulaires et des responsables du projet. Le dispositif repose sur deux ouvrages aux fonctions distinctes. Le premier, long de 350 mètres, est destiné à protéger la route située à proximité du rivage. Il doit notamment limiter les effets de l’érosion et de la houle sur cette infrastructure particulièrement exposée. Le second ouvrage, une digue discontinue d’environ 300 mètres, vise quant à lui à sécuriser les habitations installées en bordure de plage.
« Il s’agit d’une réception provisoire », précise Achmed Aoidi, ingénieur du projet, avant de détailler la fonction de chaque ouvrage : « La première digue, de 350 mètres, sert à protéger la route. L’autre, qui est une digue discontinue de 300 mètres, sert à sécuriser les maisons qui sont exposées au bord de la plage. » Un épi doit compléter également le dispositif. Cette structure doit intervenir sur la circulation des sédiments le long du rivage. « Nous avons également ajouté l’épi, une structure dont l’objectif est de faire stopper le sable », explique l’ingénieur. Ces aménagements répondent à un enjeu majeur pour les zones côtières de Mohéli : limiter les conséquences de l’érosion sur les infrastructures et les habitations. La proximité de la mer expose en effet certaines populations aux fortes houles et à la dégradation progressive du littoral.
Les travaux s’inscrivent dans le Projet de Relèvement Post-Kenneth et de Résilience, mis en œuvre après le passage du cyclone Kenneth en avril 2019. Soutenu par la Banque mondiale, le programme dispose d’une enveloppe globale annoncée de 57,5 millions de dollars, destinée notamment à reconstruire et renforcer la résilience des infrastructures face aux risques climatiques. La réception de Djoiézi demeure toutefois provisoire. Les ouvrages devront encore faire l’objet d’un suivi avant leur réception définitive, notamment afin d’observer leur comportement face aux conditions maritimes. À Djoiézi, l’objectif est désormais de transformer ces 650 mètres de protection en rempart durable contre l’érosion et les assauts de la mer.
Riwad
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