La Gazette

des Comores

À quand la fin des pénuries ?

À quand la fin des pénuries ? © : HZK-LGDC

Plus de 36 heures sans électricité, le pays a vécu un black out total. Cette situation a impacté beaucoup de secteurs aux conséquences non négligeables. Certes le gouvernement reconnait le black-out du jeudi dernier, mais des explications méritent d’être données.


Toute l’activité socio-économique était aux arrêts. Presse, transport, restaurant, épicerie et l’administration ont été touchés par ce black-out causé par la coupure d’électricité pendant plus de 36 heures. L’économie était au ralenti du 05 au 06 août dernier. Un climat morose régnait dans la capitale. Mais les conséquences de cette panne de courant engendrée par la pénurie de gasoil restent encore à évaluer. Un manque à gagner et des pertes à court terme sur l’économie sont constatés par les commerçants. Les supermarchés étaient obligés de vider une partie de leurs stocks de produits frais pour les congeler dans des chambres froides. Selon un opérateur économique de la place, le pire a été évité de justesse. « En réalité nous sommes habitués aux pannes de courant et nous nous y préparons. Il est vrai que la journée était difficile pour beaucoup d’entre nous mais le pire a été évité. Nous espérons que cette question de pénurie va être étudiée de plus près pour prévenir ce genre de crise », précise-t-il.

 Si les opérateurs ont échappé à un désastre, ce n’est pas le cas de certains restaurants et épiceries qui ont vu leurs produits pourrir par défaut d’électricité. « Le travail était au ralenti. On se débrouillait avec les moyens de bord pour ne pas perdre nos clients », confie un restaurateur. Même son de cloche pour Moussa, un vendeur de yaourt à la criée à Volo-volo. Ce dernier s’est vu contraint de jeter ses yaourts pour éviter le risque d’intoxiquer ses clients. « J’ai perdu plus de 5000 kmf à cause de ce black out. Et je tiens à le dire car c’est avec mon petit business que j’arrive à nourrir ma famille », dit-il. 

Le gouvernement de son côté dit reconnaitre le black-out. En effet, dans un tweet le ministre de l’économie en charge de l’énergie Houmed Msaidie a reconnu ce black-out qui a mis à l’arrêt l’économie du pays. « Oui le ministre que je suis et la direction de Sch ne peuvent nier  leur responsabilité dans le rationnement du gasoil et du black-out de plus de 24 heures. L’absence d’anticipation est flagrante », répond-t-il sur tweeter au tweet du journaliste de la Gazette des Comores, Toufé Maécha. Rappelons que cette situation vient s’ajouter à la série de pénuries de certains produits alimentaires de première nécessité qui sévit dans le pays au cours de ces deux derniers mois. Un problème lié sans doute à la baisse des mouvements de bateaux au port de Moroni, depuis plusieurs mois, perturbant la chaine d’approvisionnement maritime du pays avec sont son lot d’augmentations des prix à la consommation.

Andjouza Abouheir

 

 


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