Si l'année précédente, les sanctions n'ont pas été prises en considération, cette fois, le ministre de l’éducation nationale promet de prendre les choses en main. Il compte sanctionner sévèrement les fraudeurs et de suspendre des enseignants dans les administrations publiques.
À la fin des examens nationaux, le conseil disciplinaire va être saisi pour trancher sur le sort des fraudeurs. Malgré une forte sensibilisation du ministère de l’éducation nationale sur la triche, une dizaine de candidats ont été attrapés cette année en train de tricher lors du baccalauréat de cette année. Ces derniers tentaient de filmer les épreuves en classe avec leurs téléphones et les envoyer à leurs facilitateurs à l'extérieur. Une technique qui est vogue grâce à l'internet.
Et face à ces fraudes, le ministre de l’éducation nationale ne compte pas baisser la garde et promet de prendre des sanctions sévères à leur encontre. « Les élèves encourent une exclusion à tout examen national, au plus, pendant 5 ans. Quant aux enseignants, ils pourront être suspendus de l'enseignement et les administrateurs qui en seraient coupables, seront interdits de participer aux préparatifs des examens et suspendus de leur fonction entre autres », montre Moindjie Mohamed Moussa.
Pour rappel, l’année précédente, une vingtaine de téléphones portables ont été détruits pour sanctionner les fraudeurs. Bien que les sanctions soient claires, le ministre estime que la sensibilisation contre la triche n'était pas bien faite avant les examens en question. « Pour servir de leçon aux autres candidats qui n’ont pas encore commencé les examens, les portables ont été détruits et les sanctions allégées », poursuit-il. Et par la suite des examens, le ministre de l’éducation nationale promet que les sanctions seront appliquées avec rigueur. « Les sanctions prévues seront pleinement appliquées à l'encontre des fraudeurs et en fonction du degré d'implication de chacun et au cas par cas », renchérit-il.
Environs 3 élèves de la série scientifique et 10 élèves de la série littéraire ont été interceptés en train d'envoyer le sujet par la facilitation de leur téléphone à des sources extérieures. Cette année, deux personnes ont été retrouvées en train de composer à la place d’un autre dans les sous-centres de Mbeni et de Moroni. Et comme ce n'était pas suffisant, des surveillants ont été retrouvés la main dans le sac entrain d'aider des élèves. Tous ont été arrêtés par la gendarmerie et seront conduits devant le conseil de discipline.
Andjouza Abouheir
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