Le ministre de l'Intérieur, Mohamed Ahmed Assoumani, a réuni les maires et les préfets des différentes régions afin d'échanger sur la note portant sur la règlementation des horaires des cérémonies de grand mariage. Cette rencontre a été l'occasion pour le premier flic de clarifier le contenu de cette note et de dissiper les malentendus ainsi que les rumeurs relayées sur les réseaux sociaux.
« Je tiens d'abord à clarifier ce qui a été dit au sujet de cette note. À aucun moment elle n'a interdit les festivités sociales, notamment les grands mariages », a déclaré Mohamed Ahmed Assoumani. Selon lui, « la note adressée aux autorités préfectorales et communales leur demande de veiller à ce qu'aucune autorisation ne soit accordée pour l'organisation de manifestations à caractère coutumier durant les heures de travail des jours ouvrables. Les cérémonies concernées devront être programmées en dehors des heures de service administratif, notamment les jours non ouvrables, les jours fériés ou après les horaires réglementaires de travail ».
Le ministre s'est dit étonné par les informations relayées sur les réseaux sociaux par certains activistes. « Ils ont affirmé que le gouvernement, en particulier le ministère de l'Intérieur, avait interdit les festivités de grand mariage. C'est totalement faux », a-t-il insisté. Il a rappelé que la note a été adressée aux autorités préfectorales et communales afin de réorganiser les horaires de ces manifestations coutumières pour qu'elles se tiennent en dehors des heures de travail de l'administration. « Il faut savoir que le grand mariage fait partie de nos coutumes, de nos traditions et de notre identité. Nous ne pouvons pas interdire ces événements qui contribuent à l'épanouissement de notre société. En revanche, ils doivent être organisés sans perturber le fonctionnement de l'administration. Il existe d'ailleurs un arrêté, n°075/FOP, fixant les horaires de travail des fonctionnaires et autres agents de l'administration. Cet arrêté précise les périodes durant lesquelles les agents de l'État et des collectivités territoriales sont tenus d'assurer normalement leurs fonctions », a expliqué le ministre.
Il a ajouté que « ces derniers jours, il a été constaté que certaines manifestations à caractère coutumier, notamment les grands mariages, les cérémonies traditionnelles et d'autres festivités sociales, sont organisées pendant les heures de travail. Cela entraîne une absence importante des agents publics et perturbe le fonctionnement normal des services administratifs. C'est pourquoi cette note a été adressée aux autorités préfectorales et communales afin que ces événements soient programmés après les heures de travail, les jours non ouvrables, les jours fériés ou les week-ends ». Le ministre a également averti que des sanctions seront prises à l'encontre des agents publics qui s'absentent de leur poste sans autorisation pour assister à ces cérémonies.
De son côté, Maoulida Assoumani, préfet adjoint de la région de Mboudé, a assuré que les autorités locales appliqueront cette mesure. « Nous allons sensibiliser les chefs de villages, les organisateurs ainsi que l'ensemble de la population sur la nécessité de respecter cette mesure. Comme le ministre l'a expliqué, les cérémonies de grand mariage ne sont pas interdites. Il demande simplement qu'elles soient organisées en dehors des heures de travail afin de préserver le bon fonctionnement des services administratifs. C'est dans l'intérêt de tous. Trop souvent, lorsqu'un citoyen se rend dans un bureau administratif pour obtenir un document, on lui répond que le responsable est parti à un mariage et qu'il doit revenir le lendemain, malgré les dispositions de l'arrêté en vigueur. Je pense qu'il est nécessaire de mieux encadrer les horaires de ces cérémonies », a-t-il souligné.
Nassuf Ben Amad
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