Le syndicat des chauffeurs Wusukani wa Masiwa s'est exprimé enfin après trois jours de tergiversations. Ils ont décidé d’observer trois jours d'arrêt de travail en attendant une éventuelle ouverture de négociation.
Le syndicat des transports en commun a enfin décidé de la démarche à suivre pour mettre la pression sur le gouvernement sur l'épineux dossier du payement des vignettes. Le mouvement syndical prévoit trois jours d'arrêt de travail à partir de lundi. Cet arrêt se fera « sans barrage sur les routes » comme nous a confié un syndicaliste. Ce préavis de grève fait partie d'une stratégie globale du syndicat qui souhaite instaurer des mesures progressives afin d'obtenir une voie de négociation avec la direction générale des impôts. Le mouvement syndical refuse le payement de la vignette tant que les routes ne sont pas refaites. « Comment on peut continuer à payer la vignette alors que la plupart des routes ne sont presque pas praticables », nous a confié un chauffeur de bus du Sud de la Grande Comores.
Un autre point d'achoppement qui irrite le mouvement syndical est le rajout de la patente et de la taxe diesel. « C'est inadmissible ce rajout de charges, alors que l'État ne fait rien pour accompagner les chauffeurs de métier » a renchéri notre interlocuteur. En attendant lundi et le début des trois jours de grève, une rencontre est prévue ce samedi entre Wusukani wa Masiwa, la DGSC, la gendarmerie, le croissant rouge et la Mairie de Moroni pour définir ensemble les modalités de travail durant le mois sacré de Ramadan qui commence début d’avril.
C'est une réunion importante car elle est censée fixer les heures ou les chauffeurs sont amenés à faire leur dernier tour de la capitale vers les différentes régions. Tout ça pour éviter les accidents dus à l'excès de vitesse de certains chauffeurs soucieux de rattraper l'heure de rupture du jeûne. Tout ce remue-ménage se fait alors que la direction de l'AGID serait orpheline de son directeur en place depuis plus de six ans. L'information est tombés au moment où nous mettions sous presse que Mohamed Soihir n’est plus le directeur de l'AGID.
Des noms commencent à circuler ici et là pour remplacer le natif de Mohoro. Les plus persistants sont ceux de Zakaria Mistoihi Mlahaili ancien directeur des grandes entreprises et Youssouf Ismaïl "Adolphe" actuel directeur des impôts et du domaine au niveau de Ngazidja. Est-ce que ce changement brusque au niveau de l'AGID peut amener le syndicat à suspendre son projet de grève ou il l'utilisera pour mettre plus de pression au remplaçant de Mohamed Soihir.
AS Badraoui
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