La Gazette

des Comores

Wanania Green ouvre le dialogue sur la gouvernance du vivant

Wanania Green ouvre le dialogue sur la gouvernance du vivant © : HZK-LGDC

Du 24 au 26 août dernier, s’est tenu un séminaire régional consacré à la pensée critique et à la gouvernance du vivant à Antananarivo. Organisé par la Fondation de l’Innovation pour la Démocratie, en partenariat avec l’IRD, l’AUF, l’Université Catholique de Madagascar et le Ministère de l’Enseignement supérieur de Madagascar, l’événement a réuni de jeunes leaders issues de différentes associations de Madagascar, des Comores, des Seychelles et de Maurice.


Les Comores y étaient représentées par Zaliya Hassani, Secrétaire générale de l’association Wanania Green. Pour elle, la participation à ce séminaire était une évidence : « La jeunesse comorienne doit participer activement aux débats régionaux sur l’avenir de notre environnement. Ce séminaire représentait une occasion unique de confronter nos idées, d’apprendre des expériences des autres îles de l’océan Indien et de renforcer nos capacités en matière de gouvernance du vivant. » « Ce qui est ressorti, c’est la nécessité de bâtir une vision commune autour de la protection des écosystèmes insulaires. Nos défis sont similaires : la pression sur les ressources naturelles, le changement climatique, et la difficulté d’impliquer les jeunes dans les décisions. Mais nous avons aussi vu que la coopération régionale peut transformer ces défis en opportunités », souligne Zaliya Hassani.

Fondée pour mobiliser la jeunesse comorienne autour des questions environnementales, Wanania Green multiplie les initiatives locales. « Nous préparons actuellement Climate Story, un espace où les jeunes pourront partager et documenter leurs propres récits face aux changements climatiques dans leurs villages. Le lancement est prévu pour la fin de l’année », explique la Secrétaire Générale. Wanania Green ambitionne aussi de contribuer à la création d’un réseau de jeunes leaders de l’océan Indien, capable de partager des projets, des formations et des campagnes de sensibilisation. L’objectif est de mutualiser les expériences et renforcer la solidarité régionale face aux enjeux environnementaux. L’association mène également des campagnes de reboisement et de plantation d’arbres fruitiers, ainsi que des opérations de nettoyage communautaire. Ces actions participatives permettent aux jeunes de s’impliquer directement dans la protection de leur environnement. « Nous travaillons en partenariat avec d’autres associations pour donner une dimension citoyenne et participative à toutes ces actions », ajoute-t-elle.

Pour Zaliya Hassani, l’avenir de l’engagement des jeunes comoriens est porteur d’espoir. « Les jeunes sont de plus en plus conscients des enjeux environnementaux et veulent être acteurs du changement. Si nous leur donnons les moyens, la formation et la reconnaissance nécessaires, ils pourront jouer un rôle clé dans les instances régionales et contribuer à une gouvernance plus inclusive et durable. » Pour la secrétaire générale, il faut commencer par des actions locales, même modestes, et chercher à coopérer. « L’important est de ne pas attendre d’avoir de grands moyens pour agir. Ensuite, il faut s’entourer, créer des partenariats et rester ouvert aux échanges avec d’autres jeunes, car c’est dans la coopération que naît la force des initiatives. » Conclu-t-elle.

Aticki Ahmed Ismael

 


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