La localité de Diboini où le véhicule de fonction du maire de Hamnvou a été brulé doit payer la somme de 3 500 000 Kmf en guise de réparation.
Le verdict est sans appel. A la suite d’un acte de vandalisme qu’a subi le maire de Hamnvou sur son véhicule de fonction calciné la nuit du samedi 25 au dimanche 26 novembre, la localité où se sont déroulés les faits « doit » payer un nouveau véhicule au maire. La décision est prise par la notabilité de la commune, soutenue par l’association des maires de Ngazidja laquelle dit se placer au chevet de la municipalité pour « partager la douleur » avec elle, tel que l’a appuyé Djoumoi Said Abdallah, président de ladite association, hier au cours d’une conférence de presse tenue à cet effet à Hahaya.
« L’affaire est entre de bonnes mains. Qu’ils réclament ce qu’ils jugent bon, je ne vois aucun mal en cela », a répondu Djoumoi Said Abdallah à la question de savoir si les maires n’étaient pas contrariés par le fait que des citoyens se fassent justice eux-mêmes en réclamant réparation en dehors de la justice. Selon Ali Hatubou, la somme devait être payée vendredi passé mais à cause d’un contretemps, l’échéance est repoussée.
A en croire le maire victime, il n’a jamais été convoqué ni à la gendarmerie ni devant un juge depuis cette affaire. Il affirme devant les médias que les présumés auteurs, originaires de Diboini et aux mains de la gendarmerie, « ont avoué les faits ». Par la même occasion, il fera savoir que la cible initiale était lui-même « mais les auteurs ont fini par s’en prendre à mon véhicule ». Pour lui, si les notables s’immiscent dans cette affaire jusqu’à demander réparation malgré la justice moderne, « c’est tout a fait légal ».
« A la justice moderne, il suffit d’une intervention et on te libère le lendemain. Alors oui, c’est en toute légitimité que la justice traditionnelle se charge de cette affaire », réagit un homme qui se présente comme un conseiller du gouverneur de Ngazidja, avant de poursuivre que « j’ai même porté cette affaire au conseil hebdomadaire des commissaires, et ce à titre d’information ». Les 3 millions 500 mille francs comoriens devraient être payés incessamment.
Toufé Maecha
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