Une délégation de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) composée de Mme Quiterie de ROQUEFEUIL, Spécialiste de programme CLAC et Eric WEBER Responsable du programme de lecture publique a séjourné dans notre pays depuis le début de mois de mai. Du 04 au 13 mai dernier, la mission a constaté que dans les quinze centres, il y a eu une baisse importante de la fréquentation qui est le point le plus sensible.
Après avoir effectué une mission d’évaluation de près de dix jours dans les quinze Centres de lecture et d’animation culturelle du pays (6 à Ngazidja, 6 à Ndzouani et 3 à Mwali), Eric Weber, responsable du programme lecture publique à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et Quiterie de Roquefeuil, spécialiste de programme Clac lecture publique ont fait le bilan de leur mission aux Comores. Au cours d'une Conférence de presse, Eric Weber annonce que lui et son collègue se trouvaient aux Comores pour une mission d’évaluation conjointe dans les quinze Centres de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) suite à une demande de la partie comorienne et une proposition de l’OIF.
« L’évaluation a été faite dans de meilleures conditions mais les résultats ne sont pas au rendez-vous », regrette-t-il, tout en montrant que par rapport à la dernière évaluation qui date d’il y a quatre ans, il y a eu une baisse importante de la fréquentation qui est le point le plus sensible. « Aucun centre n’a augmenté sa fréquentation, mais il y a une volonté de bien faire de la part des associations et des bénévoles », assure-t-il. Ce dernier trouve que la cause de cette baisse est l’absence d’animateurs permanents dans les centres, aujourd’hui exclusivement animés par des bénévoles.
« Pourtant il y avait une convention signée conjointement par l’OIF et les autorités comoriennes, avec obligation de cette dernière de mettre à disposition des CLAC des animateurs permanents qui devaient assurer le fonctionnement des centres », précise-t-il. Selon les conférenciers, la convention doit être respectée notamment au niveau des animateurs permanents puisque les « Clac ont un impact sur l’éducation des enfants et font la promotion de la culture locale notamment en mettant à disposition des lecteurs des ouvrages d’auteurs comoriens et des activités culturelles nationales ».
L’OIF se propose de les moderniser en fournissant des nouveaux livres et jeux et amener les CLAC dans la nouvelle génération numérique d’où l’importance de vérifier le fonctionnement et l’impact de chacun d’eau. « Il y a ainsi une envie d’aller vers le numérique et d’avoir un accès à une bibliothèque virtuelle grâce à un abonnement », promet-il avant de conclure : « Nous comptons mettre à la disposition des Clac et de leurs usagers, des tablettes, des ordinateurs et des petits boîtiers Wifi. Voilà la proposition de l’OIF qui vise conduire les Clac comoriens vers la modernisation, vers des centres de deuxième génération ». Rappelons que ce programme, mis en place depuis 1995 est sous la tutelle du ministère en charge de la culture qui le gère avec la Direction Générale des arts et de la culture avec l’appui de l’OIF qui accompagne le ministère dans le développement et la promotion de la lecture publique aux Comores. Au total se sont 320 CLAC crées dans 20 pays par l’OIF.
Ibnou M. Abdou
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