Les violences sexuelles continuent de toucher principalement les filles mineures aux Comores. Selon les données présentées par Papa Hassane, coordinateur des dix services de cellules d'écoute du pays, 16 cas ont été enregistrés à Ndzouani et 8 à Mwali entre janvier et mars 2026.
Ces chiffres s'inscrivent dans le bilan national du premier trimestre 2026 sur les violences basées sur le genre (VBG). Ils mettent en évidence une vulnérabilité particulière des adolescentes âgées de 11 à 17 ans, principales victimes des violences sexuelles dans les deux îles. À Ndzouani, 54 cas de violences basées sur le genre ont été recensés durant la période. Parmi eux, 16 sont des violences sexuelles, dont 15 victimes sont des filles et une un garçon. Les adolescentes de 11 à 17 ans représentent à elles seules 14 cas. Les deux autres victimes sont une femme majeure et un garçon âgé de 11 à 17 ans.
Outre les violences sexuelles, les cellules d'écoute ont également enregistré des cas de violences psychologiques et de violences économiques. À Mwali, 59 cas de violences basées sur le genre ont été recensés entre janvier et mars 2026. Parmi eux, 8 relèvent de violences sexuelles et concernent exclusivement des filles. Sept victimes sont des adolescentes âgées de 11 à 17 ans, tandis qu'une victime est une fillette âgée de 0 à 5 ans.
Pour la coordination des cellules d'écoute, ces données confirment la nécessité de renforcer les actions de prévention, notamment en milieu scolaire, tout en maintenant des services de proximité dans les localités les plus isolées. La prise en charge des survivantes repose sur quatre piliers : l'écoute confidentielle, les soins médicaux, le soutien psychosocial et l'accompagnement juridique. L'objectif est de garantir un suivi complet de chaque cas signalé, tout en luttant contre la stigmatisation qui continue de dissuader de nombreuses victimes de dénoncer les violences qu'elles subissent.
El-Aniou Fatima
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