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Violences basées sur le genre : Une adolescente handicapée enlevée et violée à Mvouni yambadani

Violences basées sur le genre :  Une adolescente handicapée enlevée et violée à Mvouni yambadani © : HZK-LGDC

La communauté de Mvouni ya Mbadani est sous le choc. Dans la nuit du 3 mars, une jeune fille de 14 ans, souffrant d'un handicap mental et physique, a été la cible d’une agression d’une rare violence. Le suspect, un homme de 25 ans surnommé « Bourkani », a été interpellé après une course-poursuite citoyenne. La famille de la victime, meurtrie, exige désormais que justice soit faite.


Les faits se sont déroulés le mercredi 3 mars, à la veille du Ramadan, alors que le calme régnait sur le village. Profitant de l'absence des parents, la mère étant à la boutique et le père à la mosquée, l'agresseur s'est introduit au domicile familial où l'adolescente se trouvait avec ses jeunes sœurs. Ce sont les cris de ces dernières qui ont donné l’alerte : un homme venait d'embarquer leur sœur de force dans un véhicule. L'alerte, relayée en pleine prière du Taraweeh, a immédiatement mobilisé les habitants. « Nous avons été informés alors que nous étions à la mosquée. Sans perdre une seconde, nous nous sommes lancés à la recherche du véhicule, malgré l'obscurité », confie un résident de Vouni Mbadani.

 

Après des heures de recherches intensives, la mobilisation a porté ses fruits. Un groupe de jeunes a repéré le véhicule suspect dans une zone isolée en bord de mer, loin des habitations. Sur place, le suspect a tenté de se débarrasser de la victime en la jetant au sol avant de prendre la fuite. Rattrapé par la foule en colère, l'individu a été sévèrement pris à partie et son véhicule incendié, avant que la police municipale n'intervienne pour l'extraire et procéder à son arrestation. Âgé de 25 ans et originaire d'Irohé ya Washili, le suspect, surnommé Bourkani, est désormais placé en détention à la maison d’arrêt de Moroni. Le mardi 9 mars, l’adolescente a été entendue par le parquet général. Un examen gynécologique a formellement confirmé le viol, aggravant les charges pesant sur l'accusé.

 

Au-delà de la procédure judiciaire, une polémique émerge quant à la prise en charge de la victime. La famille dénonce une absence de suivi de la part de la cellule d’écoute de Ngazidja. Bien que cette dernière affirme ne pas avoir été contactée initialement, elle s'est engagée, suite aux récents échanges, à fournir un accompagnement médical et psychologique complet. Aujourd'hui, le combat de la famille est clair : obtenir une condamnation à la hauteur de la vulnérabilité de l'enfant et de la cruauté des faits.

 

El-Aniou Fatima

 


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