Abdallah Djoumoi, instituteur de CE1 et CE2 à Ntsaoueni et ancien enseignant à Helendje, âgé d’une soixantaine d’années et divorcé depuis plusieurs années, a été interpellé pour des faits de viol sur une mineure de 8 ans, l’une de ses élèves. Le lundi 09 mars dernier, le dossier a atterri au bureau du parquet de la république.
Cette affaire d’une gravité inouïe a récemment été signalée dans la région de M’boudé. L’alerte a été donnée par la famille adoptive d’une fillette de 8 ans, originaire de Mwali et résidant à Mwadja. Face aux douleurs abdominales persistantes dont se plaignait l’enfant et à ses difficultés à se déplacer, ses tuteurs l’ont conduite à l’hôpital pour une consultation. Les examens médicaux ont révélé des traumatismes physiques graves compatibles avec des agressions sexuelles répétées. Interrogé par nos soins, le substitut du procureur, Ahamada Djafar, a dénoncé un « monde monstrueux » et a assuré que tout coupable serait puni conformément à la loi. Il a également souligné la nécessité de renforcer la sensibilisation de la population pour prévenir ces violences sexuelles et protéger les enfants.
Suite à cet acte criminel, la directrice des Affaires sociales, Protection des enfants et des femmes, responsable des services d’écoute de Ngazidja, a fait une déclaration officielle : « Je condamne avec force le viol d’une fillette de 8 ans, élève à Mboude, acte insoutenable durant ce mois de Ramadan. Solidarité totale avec la victime et sa famille. Le service d’écoute assure la prise en charge psychologique, médicale et juridique, et renforce la sensibilisation communautaire pour protéger nos enfants et garantir que justice soit rendue », a-t-elle déclaré. Elle a rappelé que toute violence sexuelle sur un enfant est un délit grave et que « les auteurs doivent répondre devant la justice. Nous appelons la population à signaler tout cas afin de briser le silence ».
La société comorienne est profondément choquée par ce crime. Les mères s’indignent et demandent que l’État comorien et le qadi prennent leurs responsabilités pour prévenir et punir de tels actes. Asnaou Hassani, mère de trois enfants, a exprimé son effroi : « Nous vivons dans une société de monstres. De nos jours, nous, les mères, vivons dans la peur. Nous n’osons plus envoyer nos enfants au quartier chercher du sel ou du sucre, de crainte qu’un individu mal intentionné leur fasse du mal. Le président doit prendre la décision de punir sévèrement toute personne qui viole un enfant, et le faire publiquement. C’est la seule solution pour que nos enfants puissent vivre en paix », a-t-elle déclaré avec gravité. Elle ajoute : « En plein mois sacré de Ramadan ! Et dire que nous sommes musulmans. Le qadi doit également intervenir et faire appliquer la loi islamique ».
La gendarmerie nationale de Moroni a confirmé que le suspect Abdallah Djoumoi est en garde à vue. Pour le bon déroulement de l’enquête, elle n’a fourni aucune information supplémentaire, précisant qu’il s’agit d’une « enquête criminelle ». Le substitut du procureur Ahamada Djafar a dénoncé le « monde monstrueux » dans lequel vit la population comorienne et a rassuré que « tout coupable aura sa peine méritée ». Il a également mentionné qu’un autre cas de viol sur un enfant de 3 ans avait été signalé récemment et que le dossier était déjà pris en charge, appelant à une sensibilisation accrue contre ces violences sexuelles.
Une source a affirmé qu’il y a 10 ans, Abdallah aurait été impliqué dans une tentative de viol. Un ancien élève à lui, a confié que cette histoire ne le choque pas, évoquant des attouchements sur de jeunes filles lorsqu’il enseignait à Helendje. Cette affaire suscite une vive émotion et une profonde indignation au sein de la population, particulièrement en cette période de Ramadan. Les réseaux sociaux sont devenus un espace où la population comorienne plaide, condamne et se soutient mutuellement. Une enquête préliminaire a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes des agressions et établir l’ampleur des faits reprochés à l’enseignant.
El-Aniou Fatima
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