L’Autorité Nationale de Régulation des TIC a convié la gendarmerie, la police nationale, le Centre des Opérations et de la Protection Civile, les hôpitaux et les deux opérateurs de télécommunication à savoir Comores Télécom et Telma pour la modification des numéros d’urgence et d’assistance.
Le désordre, tel est la motivation de modifier les numéros d’urgence et d’assistance. Hier jeudi au sein de l’ANRTIC, une rencontre a réuni la gendarmerie nationale, la police, le Centre des Opération et de Protection Civile et les hôpitaux, en présence des deux opérateurs de télécommunication du pays pour leur faire part de la modification de leurs numéros d’urgence et d’assistance.
Passant du numéro long au numéro court, le COSEP aura le 111, les hôpitaux le 115, la police nationale le 117 et 118 pour la gendarmerie nationale. « Nous avons commencé la réglementation des télécommunication dans le pays. Et dans ce travail figure le plan national des numéros et on travaille aujourd’hui sur les numéros d’urgence. Et là, on était en train de se concerter sur leur planification, la sensibilisation et la mise en œuvre chez les opérateurs », a fait savoir Taoufik Mbae, le directeur technique de l’ANRTIC.
Les deux opérateurs du pays à savoir Comores Télécom et Telma étaient tous là pour parler de leur côté technique, de la faisabilité mais aussi prendre connaissance des modifications. Mais ils restent toujours bloqués par la question de l’interconnexion qui n’est pas encore effective entre les deux opérateurs. « S’il n’y a pas interconnexion, on aura des difficultés pour mettre en œuvre ce plan », souligne-t-il.
Les entités sur place ont demandé le maximum d’informations sur la modification des numéros et demandent encore une amélioration surtout au niveau de la police nationale et la gendarmerie. C’est le commissaire Nassuf Kaissane qui a fait le pas. « Ces numéros sont rarement utilisés. Et la plupart du temps, quand on nous appelle, c’est pour nous emmerder en nous donnant de fausses informations. Et dans ce sens nous devons cette fois trouver une solution », dit-il.
L’ANRTIC compte mettre en place un système d’identification et de répression des abus. Après ce premier contact, les différentes entités se donnent une semaine pour finaliser le travail de planification et revenir pour travailler ensemble pour la sensibilisation. Une date a été avancée pour ces nouvelles modifications, début janvier 2017. Espérons que d’ici là Comores Télécom et Telma s’entendent sur l’interconnexion.
Mohamed Youssouf
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