Après une trentaine de jours à diagnostiquer les capacités institutionnelles et techniques des établissements au niveau national pour la mise en œuvre du projet Msomo na Hazi, les experts chargés du diagnostic ont restitué leur rapport provisoire à la cellule d'Appui à l'ordonnateur national du FED pour discussion et observation.
Kamal Eddine Affretane et Martin Taï, deux experts chargés du diagnostic des capacités institutionnelles et techniques dans certains centres d'éducation au niveau national dans le cadre de la mise en œuvre du programme Msomo na Hazi (formation et insertion professionnelle) ont restitué, vendredi 3 août dernier, leur rapport d'études à la cellule d'appui à l'ordonnateur national du FED (Fonds Européen de Développement). Un rapport qui malgré les éléments descriptifs démontrés à travers les centres étudiés, le chef du projet Nourdine Abdallah a jugé que le rapport est très global alors que l'objectif a été de définir avec soin les besoins de chaque secteur pour mieux identifier les solutions à apporter.
« Il manque des informations très importantes. Car on a un rapport dont les analyses sont globales or qu'il fallait une description des situations réelles centres par centre, nous permettant d'identifier leurs besoins, explique-t-il. Donc il est question d’écarts aussi, car la description orale était plus approfondie que la description écrite. Le rapport devait tenir également compte des capacités d'accueil de chaque centre vu qu'on a l'intention d'augmenter les filières. Il s'agit d’un rapport provisoire mais le rapport officiel doit corriger et améliorer ces problèmes ». Ce dernier montre également que les indicateurs fournis à titre provisoire au projet est sous forme d'un tableau de bord. « On compte beaucoup sur ce diagnostic pour établir un certain nombre d'informations précises permettant donc de réviser un tableau de bord réaliste », avance-t-il.
De leur côté, les experts ont expliqué que toutes les données qui font défaut sont récoltées au cours de l'étude mais ont ne pouvait pas les intégrer pour éviter un rapport trop volumineux en pages. En tout cas, ils ont dit également prendre en considération les critiques faites et vont tenir compte au moment de l'élaboration du rapport final du programme Msomo na Hazi.
Pour rappel, le projet formation et insertion professionnelle appuyée par l'Union européenne à travers les FED a pour but d'appuyer les jeunes comoriens ayant réussi ou raté leur études. Il se veut un moyen d'apprendre aux jeunes comment pêcher et non à leur fournir du poisson. Dans les présentations des centres, il existe bien des cours théoriques et pratiques, basés sur plusieurs filières comme la pêche, la mécanique, la soudure et autres professions. Le projet tient également à organiser des formations pour les formateurs afin que le projet soit en mesure avec les administrations concernées d'apporter les réponses les plus pertinentes pour corriger des situations et aider à aller de l'avant et développer les formations professionnelles.
Kamal Gamal
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