Le ministre des finances Mze Abdou Mohamed Chanfiou a présidé tout au long de la journée du mardi 26 juillet une réunion qui a vu la participation du gouverneur de la Banque centrale et des partenaires nationaux et internationaux au développement. L'idée est de mettre en place un plan cadre national de financement intégré.
Trois sujets à savoir le plan cadre du développement du pays, la mobilisation des ressources intérieures et de la diaspora, ainsi que celles des partenaires, ont été les principales thématiques abordées, tout au long de la journée du mardi 26 juillet dernier, au cours d'une rencontre présidée par le Ministre des finances Mzé Abdou Mohamed Chanfiou. Ont été conviés les partenaires nationaux et internationaux au développement en présence du gouverneur de la Banque centrale, les commissaires au plan et au genre pour la mise en ouvre du plan Comores émergent (PCE). Il s'agit d'après lui, d'un cadre qui constitue une visibilité du développent de notre pays d'aujourd'hui et de demain Le Ministre a tenu à rappeler que le Plan Comores Emergent a eu l'appui et l'accompagnement du coté international ainsi que tous les partenaires du secteur privé et public lors de sa présentation en décembre 2019 à Paris.
Mais l'avènement de la crise économique et de la guerre en Ukraine a impacté la situation économique mondiale et nationale. « Si la crise mondiale a impacté l'économie nationale, cela veut dire que naturellement elle a impacté le financement national. Donc, une telle rencontre est impérative pour étudier les voies et moyen de sortir de cette crise afin de répondre aux attentes des comoriens », avance-t-il, avant d’ajouter que « aujourd'hui le secteur privé est reconsidéré d'où l idée d'examiner comment bien entendu financer notre plan de développement ».
Par rapport à la mobilisation des ressources internes, le ministre révèle que les évaluations qui ont été faites montrent qu'aujourd'hui la partie recettes internes représente 7,5% du Pib. Ce qui est un niveau extrêmement bas par rapport à d’autres pays notamment en voie de développement. « Pour nous c'est un défi très important qu’il faut relever notamment au ministère des finances », dit-il. Sur la mobilisation et l'orientation des ressources de la diaspora, l’argentier de l’Etat trouve qu’elle contribue et apporte une ressource importante non seulement financière mais aussi une expertise qui devrait être accompagnée au profit du développent du pays. « Il a fallu dans ce cadre essayer d’imaginer d’autre instruments qui puissent orienter ces ressources là vers notre investissement », croit-t-il.
Sur la mobilisation de ressources des partenaires extérieurs, le ministre explique que l'évolution financière qui a été exposée montre que les pays a une faiblesse en termes de mobilisation de ressources humaines. La Banque mondiale, présente dans cette réunion, est intervenue en soulignant que sur 175 millions de dollars, on a pu mobiliser que 15%. « C'est quand même assez faible », regrette le ministre, tout en montrant qu'on ne peut pas accepter qu’on met à la disposition du pays des ressources qu'on n’est pas en mesure d’absorber pour financer les projets de développement.
Ibnou M. Abdou
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