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Université des Comores / Le Sneuc annonce le boycott des concours

Université des Comores  / Le Sneuc annonce le boycott des concours © : HZK-LGDC

Bloquée depuis des semaines, la validation des examens du deuxième semestre a enfin été proclamée. Pour le syndicat des professeurs de l'université, c'est là un moyen de satisfaire les doléances des étudiants car le principe n’est « ni de les punir ni de les sanctionner ». Le Sneuc use cependant d’une nouvelle stratégie pour mettre la pression au gouvernement pour l’organisation rapide du second tour de l’élection du président de l’Institution.


Et si le premier pas du syndicat avait échoué ? Les conséquences seront assumées par les nouveaux bacheliers qui attendaient une rentrée 2018 sans entrave au sein de l’unique université du pays. Questionné sur les actions menées, le secrétaire général du Syndicat national des enseignants de l’UDC (Sneuc) montre que cela aurait été cruel de délibérer la première session et bloquer la seconde. Raison pour laquelle un terrain d’entente devait-être trouvé au plus vite pour venir au secours de l’institution qu’il défend.

 

Pour continuer à mettre la pression au Gouvernement, les enseignants de l’Université menacent de boycotter les concours d’entrée à l’établissement si les autorités, en l'occurrence le ministre en charge de l’enseignement supérieur, n’organise pas d’ici là le second tour de l’élection du président de l’Université. Ce qui serait une mauvaise nouvelle pour les nouveaux bacheliers car ce sont ces derniers, qui souhaitent s’inscrire dans les écoles et instituts, qui seront pénalisés.

 

Réunis en assemblée générale samedi 28 juillet dernier, le corps enseignant s'est dit déterminé à ne pas assister à l’organisation des concours de cette année, à travers une lettre officielle envoyée au président par intérim de l’institution. Dans un entretien exclusif accordé à La Gazette des Comores, Hassane Youssouf, Secrétaire Général du Sneuc, reste droit dans ses bottes et affirme avoir le soutien et la confiance de toutes les composantes de l’UDC, des parents et des étudiants ce qui est, selon lui, capital pour leur cause. Prévu entre le 11 et le 14 septembre prochain, les concours d’entrée dans les formations professionnalisantes pourraient ne pas avoir lieu à en croire notre interlocuteur. Pour ce dernier « cette situation de crise est engendrée de toute pièce par le Gouvernement ».

 

Pour éviter le pire, Hassane Youssouf affirme que le syndicat reste ouvert au dialogue. « Je ne crois pas que le gouvernement serait prêt à sacrifier la rentrée scolaire 2018 juste pour une affaire d’élections. En tous cas s’il persiste, il n'y aura pas de gagnant mais que des perdants », a-t-il prévenu. « Il y a une lueur d’ouverture de dialogue et restons ouverts pour l’intérêt suprême de notre institution », a-t-il poursuivi. Selon lui l’Université est en grève et les concours font partie prenante du mouvement mais que la délibération des examens était un repli stratégique pour mieux sauter.

 

Le problème de l’UDC ne concernerait donc pas seulement les élections mais plus les textes. Des réformes qui selon lui modifieraient l’éthique de l’institution. « Nous ne baisserons jamais les bras. Désormais, ce n’est plus une question d’élection mais il en va de la survie de l’université », a alerté Hassane Youssouf pour qui le Ministre est en train de jouer avec le syndicat afin de gagner du temps. Il y’a une semaine, le Ministre aurait tenté de renouer le dialogue via son secrétaire général. Pour le principal mouvement syndical des enseignants, « l’avenir des enfants ne devrait jamais être sacrifié ».

 

A.O Yazid

 

 


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